Biographie d’Ibn taymiyya et ce que disent les savants à son sujet

Biographie d’Ibn Taymiyya et ce que disent les savants à son sujet

Ahmad Ibn Taymiyya est né à Harran au sud-est de la Turquie en l’an 661 de l’hégire. Son père, le chaykh ‘Abdou l-Halîm, l’a emmené ainsi que toute sa famille par crainte des Mongols afin de s’installer à Damas, la capitale de la Syrie, là où il est mort en 728 de l’hégire. Il n’était donc pas un Salaf.

Ibn Taymiyya est décédé il y a 700 ans avec de nombreux égarements. L’Imâm le Moujtahid Taqiyyou d-Dîn As-Soubki qui a vécu pendant l’époque d’Ibn Taymiyya, a rapporté qu’Ibn Taymiyya était en opposition avec l’unanimité des savants de l’Islâm sur de nombreux sujets. Le Chaykh, le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit qu’Ibn Taymiyya a contredit l’Ijmâ’ dans plus de 60 points. Et pourtant, lui qui prétendait être Hanbalite, il a contredit dans 23 points de croyance l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, le Salaf.

Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dall moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwâ déviantes, dont il ne s’est jamais repenti.

Parmi les croyances laides et fausses d’Ibn Taymiyya :

Preuves à l’appui et avec une totale confiance en Allâh, nous disons :

  • Ibn Taymiyya a prétendu qu’il y a des choses qui entrent en existence qui seraient éternelles avec Allâh !
  • Ibn Taymiyya a prétendu que le genre du monde n’a pas de début !
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait concerné par l’endroit.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh aurait une limite.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait un corps.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait assis sur le trône.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh parlerait avec des sons et des lettres.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh pourrait s’asseoir sur le dos d’un moustique.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que l’enfer aurait une fin.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que ce serait un péché de mettre l’intention de voyager pour visiter la tombe du Prophète.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que le Tawassoul par le Prophète Mouhammad serait interdit.

Ainsi que beaucoup d’autres fausses croyances que les savants de son temps ont précisément décrites et recensées dans ses discours et ses écrits, par lesquelles il a dévié de la voie des Sunnites.

Ibn Taymiyya a été incarcéré par l’ordre des quatre juges musulmans de chacune des quatre écoles bien connues : Châfi’i, Mâliki, Hanbali, et Hanafi.

Il fut arrêté et emprisonné à plusieurs reprises, et finit par mourir en prison en raison du risque de trouble de l’ordre publique que ses fausses croyances et son égarement pouvaient engendrer. Ses fatâwâ déviées ont été revivifiées et diffusées à grande échelle par voie médiatique de nos jours. Elles ont trouvé leur triste et atroce expression dans les mouvements terroristes qui les ont adoptées.

Ainsi, Ibn Taymiyya a contredit l’avis concordant des musulmans du fait qu’il a démenti le Qour-ân et le Prophète.

Lisez la parole d’Ibn Taymiyya affirmant que Allâh serait assis sur le trône, dans son livre « Majmoû’ al-Fatâwâ », cette prétention est de la mécréance qui nie la signification essentielle de la croyance en l’unicité de Allâh, le Tawhîd.

Allâh existe de toute éternité sans début, et de toute éternité il n’y a pas d’endroit.

Soyez donc en garde contre Ibn Taymiyya et contre ses disciples, et mettez les autres en garde contre les innovations de son enseignement, ses affirmations sans preuve, et contre la diffusion de ses livres.

Sachez que, même si Ibn Taymiyya est l’auteur de nombreux écrits et ouvrages, le Hâfidh Al-‘Irâqi, dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah a dit de lui : « Sa connaissance est supérieure à sa raison. » Il a également dit : « Il a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements ». Les savants de son époque ont réfuté Ibn Taymiyya par les preuves. Parmi eux il y a l’Imâm, le Hâfidh As-Soubki, dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah, qui dit : « Ibnou Taymiya a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm ».

Salâhou-d-Dîn As-Safadi, l’élève de As-Soubki et de Ibn Taymiyya, a dit dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est mâliki, l’autre châfi’i, l’autre hanafi et l’autre hambali ont été d’avis concordant et ont décrété que Ibn Taymiyya est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui ».

C’est ainsi que le roi Mouhammad Ibn Qalâwoûn a fait publier un édit et l’a fait lire du haut des minbar en Égypte et en pays du Châm pour mettre en garde contre lui et contre ses adeptes.

Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans.

La parole de certains fanatiques d’Ibn Taymiyya n’a aucun sens quand ils disent que son emprisonnement était en raison de sa concurrence avec certains Chaykh qui l’auraient attaqué pour cela. Que vaudrait une pareille position à l’égard de la parole du Hâfidh As-Soubki : « Il fut emprisonné par Unanimité des savants et des gouverneurs ».

Bien qu’environ 300 grands savants de l’Islâm, dont le juge des juges (Qâdi l-Qoudat) des quatre écoles, l’aient condamné pour son égarement, la seule raison pour laquelle il n’a pas été exécuté pour apostasie se résume au fait qu’il prétendait à chaque fois au juge qu’il était Ach’arite et qu’il s’innocentait de sa mécréance. Mais à chaque remise en liberté, Ibn Taymiyya recommençait à prêcher ses égarements, sa mécréance et à écrire des livres contredisant les fondements du Qour-ân ; c’est pour cela qu’après plusieurs procès pour apostasie suivis à chaque fois d’une repentance feinte, les juges et les gouverneurs ont décidé de l’incarcérer à vie car ils n’étaient pas dupes de sa manigance répétée.

C’est l’élève même d’Ibn Taymiyya, Salâhou-d-Dîn As-Safadi, qui, entre autres, a rapporté son emprisonnement pour cause d’égarement dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh.

Que les gens qui ne le connaissent pas cessent de faire l’éloge d’Ibn Taymiyya parce qu’il se pourrait qu’ils le suivent dans sa mécréance. Il en résulterait un grand mal pour eux. En effet Ibn Taymiyya est le maître à penser, la référence, de la secte wahhabite et de ceux qui leur font allégeance, parfois pour une bouchée de pain de la part des wahhabites richissimes, eux qui sont les premiers investisseurs mondiaux ! Ces wahhabites qui investissent dans ce qui va à sa perte, le bas monde, et non pour l’au-delà.

Nous rappelons ici que les wahhabites rendent mécréants les musulmans qui font correctement le tawassoul (l’invocation par le degré des êtres de vertu, par le Messager de Allâh ou un autre Prophète) et les musulmans qui font correctement le tabarrouk (la recherche des bénédictions par la visite de la tombe ou des effets du Prophète ou d’autres parmi les Prophètes et les Saints). Ils les rendent mécréants à ce titre, qu’ils soient musulmans du commun ou bien jurisconsultes: comme l’Imâm Ach-Châfi’i ou l’Imâm Ahmad ; ils rendent mécréant jusqu’au Prophète, lui qui nous a enseigné le tawassoul correct et le tabarrouk correct. Nous rappelons aussi que cette déclaration de mécréance n’avait jamais eu lieu avant Ibn Taymiyya.

Quant aux savants à qui il est arrivé de faire l’éloge d’Ibn Taymiyya, ils n’étaient pas au courant de ses hérésies quand ils l’ont fait ; mais quand ils ont pris connaissance de ses égarements, ils n’ont pas hésité une seconde à mettre en garde contre lui, comme l’a fait Adh-Dhahabi son élève ou Aboû Hayyân Al-Andalouci. Les musulmans ne sont pas fanatiques. Ils ne jugent pas la loi de l’Islâm avec ce que dit Ibn Taymiyya. Mais ils jugent Ibn Taymiyya avec la Loi de l’Islâm.

Aboû Hayyân Al-Andalouci dénonce la mécréance d’Ibn Taymiyya.

Effectivement, Aboû Hayyân Al-Andalouci a remis en cause Ibn Taymiyya alors qu’auparavant il ne faisait que son éloge, et qu’il n’arrivait pas à concevoir qu’on puisse ne pas aimer Ibn Taymiyya. Mais après lui avoir rendu visite, Al-Andalouci est reparti déçu en ayant constaté l’arrogance d’Ibn Taymiyya. Mais surtout il s’est mis à le maudire après avoir vu dans le livre Kitâbou l-‘Arch de Ibn Taymiyya sa parole selon laquelle Allâh serait assis sur le Koursiyy et qu’Il aurait laissé une place pour y faire asseoir Son Prophète.

Aboû Hayyân Al-Andalouci a dit : « J’ai vu cela dans son livre, son propre livre et je connais son écriture. »

Il a cité cela dans son Tafsîr, son exégèse du Qour-ân appelée An-Nahrou l-Madd mina l-Bahr.

Jalâlou d-Dîn Ad-Dawwâni a dénoncé la mécréance d’Ibn Taymiyya.

Jalâlou d-Dîn Ad-Dawwâni dans le livre Charhou l-‘Adoudiyyah a rapporté l’égarement d’Ibn Taymiyya. Il a dit : « J’ai ainsi vu dans un ouvrage de Abou l-‘Abbâs Ibn Taymiyya sa parole affirmant l’existence de toute éternité du genre du Trône. »

Nous rappelons que le Trône est une créature, qui a donc un début, et qu’avant que le trône existe il n’y avait pas de trône. Allâh Lui seul est de toute éternité, soubhânah, et rien n’est de toute éternité sinon Lui ta’âlâ.

Adh-Dhahabi a loué le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki qui dénonçait Ibn Taymiyya.

Ibn Taymiyya a été remis en cause par quelqu’un qui avait plus de science et de piété que nous, à savoir le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki, et que Adh-Dhahabi a grandement loué dans deux vers de poésie arabe :

Que le Minbar de l’Omeyyade soit fier lorsque le sage,

l’océan de science, le taqiyy le gravit.

Celui qui mémorise le plus parmi tous les chaykh de son époque,

le plus éloquent d’entre eux, celui qui maîtrise le plus la science des lois : ‘Ali.

Il s’agit de ‘Ali, Ibnou ‘Abdi l-Kâfî As-Soubki, connu très justement sous le nom de Al-Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

As-Soubki était contemporain de Ibn Taymiyya et il l’a dénoncé à plusieurs reprises, comme par exemple dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah, de même que le Hâfidh Aboû Sa’îd Al-‘Alâ-i qui lui aussi, a dénoncé Ibn Taymiyya en son temps.

Nous vous rapporterons, par la volonté de Allâh, les preuves scannées des livres d’Ibn Taymiyya, de ces passages dans lesquels il a contredit la croyance des musulmans dans leur Unanimité.

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