07.Sa prétention que Dieu aurait une limite

Ibn Taymiyya prétend que Allâh a une limite (partie 1)

Ibnou Taymiyya prétend que Allâh a une limite (partie 1)

Les savants du Salaf et du khalaf ont toujours nié la limite au sujet de Allâh.

L’Imâm At-Tahâwi (du salaf) a reniée la limite au sujet de Allâh dans son livre Al-‘Aqîdatou t-Tahâwiyyah qu’il a sous-titré : Dhikrou Bayâni ‘Aqîdati Ahli s-Sounnati wa l-Jamâ’ah (La mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnati wa l-Jamâ’ah) selon la voie des savants de la communauté : Aboû Hanîfah An-Nou’mân Ibnou Thâbit Al-Koûfi, Aboû Yoûçouf Ya’qoûb Ibnou Ibrâhîm Al-Ansâri et Aboû ‘Abdi l-Lâh Mouhammad Ibnou l-Haçan Ach-Chaybâni, ses deux compagnons, c’est-à-dire : ainsi que d’autres qu’eux. En effet il dit au sujet de Allâh ta’âlâ :

« Il est exempt des limites et des extrémités des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures ».

Scan de la citation de l’Imâm At-Tahâwi (page 15) :

    

Ibnou Taymiyya a énoncée sa mécréance dans son livre Al-Mouwâfaqah Sarîhi l-Ma’qoûl li Sahîhi l-Manqoûl , tome 2 page 29, en disant:

«Il (Allâh) n’a pas une limite que nous connaissons, mais Il a une limite que Lui sait».

Et aussi, il dit en page 29 et 30 :

«La parole sur laquelle se sont mis d’accord les musulmans et les mécréants, c’est que Allâh est au ciel et ils L’ont limité par cela».

Scan des citations de Ibn Taymiyya :

         

Comme elle est étonnante cette manigance oratoire d’Ibn Taymiyya par laquelle il prétend que les musulmans et les mécréants sont d’accord que Allâh aurait une limite, alors qu’il est confirmé que les Salafs tels que Aboû Hanîfah et d’autres salaf plus anciens, en particulier l’Imâm Zaynou l-‘Âbidîn, ‘Ali le fils de Al-Housayn, que Allâh les agrée tous les deux, dans sa lettre connue sous le nom As-Sahîfatou s-Sajjâdiyyah, ont nié la limite au sujet de Allâh !

Fin de la première partie, à suivre… inchâ-a l-Lâh.

06.Sa prétention que Dieu se déplacerait et qu’Il serait attribué du mouvement et de la descente

Ibn Taymiyya prétend que Dieu se déplacerait et qu’Il serait attribué du mouvement et de la descente (partie 1)

Ibn Taymiyya  prétend que Dieu se déplacerait et qu’Il serait attribué du mouvement et de la descente (partie 1).

Ibn Taymiyya a dit dans son livre « Al-Minhâj » tome 1 page 300 de cette édition:

« En disant Dieu bouge et qu’Il est doté d’attributs qui ont un début (hawâdith), quelle est la preuve que ce que nous disons est faux ? »

Retrouvez le scan cette citation de Ibn Taymiyya sur l’article : Ibnou Taymiyya prétend que Dieu aurait des attributs qui ont un début.

Il a dit aussi dans son livre  » Al-Mouwâfaqatou Sarîhi l-Ma’qoûl li Sahîhi l-Manqoûl  » tome 2 page 26 en rapportant la parole de Ad-Dârimi l’anthropomorphiste et en étant d’accord avec lui:

« Al-Hayyou Al-Qayyoûm, Il bouge si Il le veut, Il s’élève si Il le veut, Il descend si Il veut, Il se lève et Il s’assoit si Il veut car la différence entre celui qui est vivant et celui qui est mort, c’est le mouvement. Tout vivant bouge sans  aucun doute et tout mort ne bouge pas sans aucun doute ».

Scan de la citation de Ibn Taymiyya :

         

La réplique:

Que l’on sache que la négation du mouvement et de l’immobilité au sujet de Allâh est quelque chose sur laquelle ont été unanimes les savants sunnites, qu’ils soient Ach’arites ou Matouridites, ils n’ont pas connu de divergence à ce sujet. C’est au contraire le sens même de la parole de l’Imâm, le Hâfidh du Salaf, Aboû Ja’far At-Tahâwi dans son traité de Croyance  :

« Quiconque attribue à Allâh un attribut des humains est devenu mécréant. »

N’y a-t-il pas parmi les attributs des humains le mouvement, l’immobilité et la position assise ? Le ta-wîl que l’Imâm Ahmad a fait au sujet de Sa parole ta’âlâ (wa jâ-a rabbouka) [soûratoul-Fajr] par « sont venues des manifestations de Sa toute-puissance », cette interprétation ne comporte-t-elle pas la négation du mouvement et de l’immobilité au sujet de Allâh ainsi que la négation de la localisation sur le Trône ? S’il avait cru à la venue au sens physique, il n’aurait pas fait d’interprétation mais aurait laissé le terme au sens propre conformément à la croyance des anthropomorphistes ; sinon, si le mouvement et l’immobilité ne font pas partie des attributs des créatures, alors que sont donc les attributs des créatures ?

Allâh a fait qu’une partie de l’univers soit immobile comme les sept cieux et le trône, et Il a fait qu’une autre partie soit en mouvement perpétuel comme les étoiles ; et Il a fait qu’une autre partie soit tantôt en mouvement et tantôt immobile, comme les anges, les hommes, les jinn et les bêtes ; comment serait-il donc possible d’attribuer à Allâh l’une de ces choses ? S’Il avait l’un de ces attributs, Il aurait une multitude de semblables, et ceci contredirait Sa parole ta’âlâ : {layça kamithlihi chay} [soûratouch-choûrâ].

Par conséquent, si tu as compris la parole des Salaf au sujets des hadîth des attributs : « Prenez-les tels qu’ils ont été révélés sans en retenir de comment ». Que signifie donc le comment sinon de nier les attributs des créatures au sujet de Allâh, parmi lesquels le mouvement et l’immobilité.

Mais la parole des Salaf (bilâ kayf) ne veut pas dire attribuer à Allâh ta’âlâ le mouvement, l’immobilité ou le déplacement, comme le feraient penser certains textes équivoques parmi les âyah et les hadîth.

Il suffit pour répliquer à cela de citer ce qu’a mentionné le Hâfidh Al-Bayhaqi dans son livre Al-Asmâ-ou wa s-Sifât page 200 de cette édition en rapportant le texte du Hâfidh Aboû Soulaymân Al-Khattâbi :

«L’un des chaykhs des gens du hadîth vers qui on retourne pour sa connaissance du hadîth et des rapporteurs  s’est trompé et a dévié de cette voie quand il a rapporté le hadith de la descente (nouzoûl), en s’empressant de dire : si quelqu’un disait (comment notre Seigneur descend-il jusqu’au ciel ?) et qu’il recevait en réponse : (il descend comme Il le veut), répondant ensuite en disant : (bouge-t-Il lorsqu’Il descend ?) et se voyant répondre (s’Il veut Il bouge et s’il veut Il ne bouge pas), ceci serait une erreur grossière et grave car on n’attribue pas à Allâh ta’âlâ le mouvement. En effet le mouvement et l’immobilité se succèdent en un même lieu et il n’est possible d’attribuer le mouvement qu’à ce à quoi il est possible d’attribuer l’immobilité. Or les deux sont des caractéristiques de ce qui entre en existence, des attributs des créatures. Allâh ta’âlâ est absolument exempt de ces deux choses, rien n’est tel que Lui. »

Scan du livre du Hâfidh Al-Bayhaqi :

   

Fin de la première partie, à suivre… inchâ-a l-Lâh.