Ibn Taymiyya prétend que Allah a une limite (partie 1)

Ibnou Taymiyya prétend que Allah a une limite (partie 1)

Les savants du Salaf et du khalaf ont toujours nié la limite à propos de Allah.

L’Imam At-Tahawi (du salaf) a reniée la limite au sujet de Allah dans son livre Al-‘Aqidatou t-Tahawiyyah qu’il a sous-titré: Dhikrou Bayani ‘Aqidati Ahli s-Sounnati wa l-Jama’ah (La mention de la présentation de la croyance de Ahlou s-Sounnati wa l-Jama’ah) selon la voie des savants de la communauté : Abou Hanifah An-Nou’man Ibnou Thabit Al-Koufi, Abou Youçouf Ya’qoub Ibnou Ibrahim Al-Ansari et Abou ‘Abdi l-Lah Mouhammad Ibnou l-Haçan Ach-Chaybani, ses deux compagnons, c’est-à-dire : ainsi que d’autres qu’eux. En effet il dit au sujet de Allah ta’ala :

«  Il est exempt des limites et des extrémités des côtés, des organes et des membres. Les six directions ne Le délimitent pas, contrairement à toutes les créatures ».

Scan de la citation de l’Imam At-Tahawi (page 15) :

    

Ibnou Taymiyya a énoncée sa mécréance dans son livre Al-Mouwafaqah Sarihi l-Ma’qoul li Sahihi l-Manqoul , tome 2 page 29, en disant:

«Il (Allah) n’a pas une limite que nous connaissons, mais Il a une limite que Lui sait».

Et aussi, il dit en page 29 et 30 :

«La parole sur laquelle se sont mis d’accord les musulmans et les mécréants, c’est que Allah est au ciel et ils L’ont limité par cela».

Scan des citations de Ibn Taymiyya :

         

Comme elle est étonnante cette manigance oratoire de Ibnou Taymiyya par laquelle il prétend que les musulmans et les mécréants sont d’accord que Allah aurait une limite, alors qu’il est confirmé que les Salafs tels que Abou Hanifah et d’autres salaf plus anciens, en particulier l’Imam Zaynou l-‘Abidin, ‘Ali le fils de Al-Housayn, que Allah les agrée tous les deux, dans sa lettre connue sous le nom As-Sahifatou s-Sajjadiyyah, ont nié la limite au sujet de Allah !

Fin de la première partie, à suivre… incha-a l-Lah.

Ibn Taymiyya prétend que Dieu se déplacerait et qu’Il serait attribué du mouvement et de la descente (partie 1)

Ibn Taymiyya  prétend que Dieu se déplacerait et qu’Il serait attribué du mouvement et de la descente (partie 1).

Il a dit dans son livre « al-minhaj » tome 1 page 300 :

« En disant Dieu bouge et qu’Il est doté d’attributs qui ont un début (hawadith), quelle est la preuve que ce que nous disons est faux ? »

Retrouvez le scan cette citation de Ibn Taymiyya sur l’article : Ibnou Taymiyya prétend que Dieu aurait des attributs qui ont un début.

Il a dit aussi dans son livre  » Al-Mouwafaqatou Sarihi l-Ma’qoul li Sahihi l-Manqoul  » tome 2 page 26 en rapportant la parole de ad-darimi l’anthropomorphiste et en étant d’accord avec lui:

« Al-Hayyou Al-Qayyoum, Il bouge si Il le veut, Il s’élève si Il le veut, Il descend si Il veut, Il se lève et Il s’asseoit si Il veut car la différence entre celui qui est vivant et celui qui est mort, c’est le mouvement. Tout vivant bouge sans  aucun doute et tout mort ne bouge pas sans aucun doute ».

Scan de la citation de Ibn Taymiyya :

         

La réplique:

Que l’on sache que la négation du mouvement et de l’immobilité au sujet de Allah est quelque chose sur laquelle ont été unanimes les savants sunnites, qu’ils soient Ach’arites ou Matouridites, ils n’ont pas connu de divergence à ce sujet. C’est au contraire le sens même de la parole de l’Imam, le Hafidh du Salaf, Abou Ja’far At-Tahawi dans son traité de Croyance  :

«  Quiconque attribue à Dieu un attribut des humains est devenu mécréant.  »

N’y a-t-il pas parmi les attributs des humains le mouvement, l’immobilité et la position assise ? Le ta’wil que l’Imam Ahmad au sujet de Sa parole ta’ala (waja-a rabbouka) [souratoul-Fajr] par « sont venues des manifestations de Sa toute-puissance », cette interprétation ne comporte-t-elle pas la négation du mouvement et de l’immobilité au sujet de Allah ainsi que la négation de la localisation sur le Trône ? S’il avait cru à la venue au sens physique, il n’aurait pas fait d’interprétation mais aurait laissé le terme au sens propre conformément à la croyance des anthropomorphistes ; sinon, si le mouvement et l’immobilité ne font pas partie des attributs des créatures, alors que sont donc les attributs des créatures ?

Allah a fait qu’une partie de l’univers soit immobile comme les sept cieux et le trône, et Il a fait qu’une autre partie soit en mouvement perpétuel comme les étoiles ; et Il a fait qu’une autre partie soit tantôt en mouvement et tantôt immobile, comme les anges, les hommes, les jinn et les bêtes ; comment serait-il donc possible d’attribuer à Allah l’une de ces choses ? S’Il avait l’un de ces attributs, Il aurait une multitude de semblables, et ceci contredirait Sa parole ta’ala : {layça kamithlihi chay} [souratouch-choura].

Par conséquent, si tu as compris la parole des Salaf au sujets des hadith des attributs : «  Prenez-les tels qu’ils ont été révélés sans en retenir de comment ». Que signifie donc le comment sinon de nier les attributs des créatures au sujet de Allah, parmi lesquels le mouvement et l’immobilité.

Mais la parole des Salaf (bila kayf) ne veut pas dire attribuer à Allah ta’ala le mouvement, l’immobilité ou le déplacement, comme le feraient penser certains textes équivoques parmi les ‘ayah et les hadith.

Il suffit pour répliquer à cela de citer ce qu’a mentionné le hafidh Al-Bayhaqi dans son livre Al-‘Asma’ou was-Sifat page 200 en rapportant le texte du hafidh Abou Soulayman Al-Khattabi :

«L’un des chaykhs des gens du  hadith  vers qui on retourne  pour sa connaissance du  hadith et des rapporteurs  s’est trompé et a dévié de cette voie  quand il a rapporté  le  hadith de la descente (nouzoul), en s’empressant de dire : si quelqu’un disait (comment notre Seigneur descend-il jusqu’au ciel ?) et qu’il recevait en réponse : (il descend comme Il le veut), répondant ensuite en disant : (bouge-t-Il lorsqu’Il descend ?) et se voyant répondre (s’Il veut Il bouge et s’il veut Il ne bouge pas), ceci serait une erreur grossière et grave car on n’attribue pas à Allah ta’ala le mouvement. En effet le mouvement et l’immobilité se succèdent en un même lieu et il n’est possible d’attribuer le mouvement qu’à ce à quoi il est possible d’attribuer l’immobilité. Or les deux sont des caractéristiques de ce qui entre en existence, des attributs des créatures. Allah ta’ala et absolument exempt de ces deux choses, rien n’est tel que Lui. »

Scan du livre du hafidh Al-Bayhaqi :

   

Fin de la première partie, à suivre… incha-a l-Lah.