Ibn Taymiyya : Son Dénigrement envers le Compagnon ‘Aliyy Ibn Abi Talib (partie 1)

ibn taymiyyah dénigre 'Ali

Ibn Taymiyya : Son Dénigrement envers le Compagnon ‘Aliyy Ibn Abi Talib (partie 1)

Le Hafidh Ibn Hajar Al-‘Asqalaniyy a mentionné dans  » Ad-Dourarou l-Kaminah » que Ibn Taymiyah a déclaré que l’émir des croyants, ‘Aliyy Ibn Abi Talib, que Allah honore son visage, « se serait trompé dans dix sept sujets dans lesquels il aurait contredit le texte même du livre », les savants l’ont jugé hypocrite pour cette allégation au sujet de ‘Aliyy, que Allah honore son visage, et aussi pour sa parole à son sujet « qu’il n’aurait pas été soutenu et qu’il aurait combattu pour le pouvoir et non pour la religion ».

Voir les scans du livre du Hafidh Ibn Hajar (rahimahoullah) :

Ibn Hajar - Ad-Dourarou l-Kaminah   Ibn Hajar - Ad-Dourarou l-Kaminah p92   Ibn Hajar - Ad-Dourarou l-Kaminah p93

Ibn Taymiyah l’a mentionné dans son livre Al-Minhaj tome 2 page 290 en les termes suivants : « Nous n’avons pas à prêter allégeance à quelqu’un qui est incapable de nous rendre justice ni à quelqu’un qui la délaisse, les imams du Livre et de la Sounnah on reconnu que le combat (à ses côtés) n’était ni un ordre, ni une obligation ni même recommandé. »

Voir les scans du livre de Ibn Taymiyya :

Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 2   Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 2 -p290

Et Ibn Taymiyah dit dans un autre passage (tome 2 page 307): « bien que ‘Aliyy n’eût pas pour ordre de les combattre non plus qu’il ne fût dans l’obligation de les combattre pour le simple fait qu’ils ne lui avaient pas obéi alors qu’ils étaient en conformité avec la loi de l’Islam. »

Voir les scans du livre de Ibn Taymiyya :

Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 2   Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 2- p-307

Et dans le même livre (tome 3 page 247) après avoir cité que les batailles menées par ‘Aliyy lors des batailles de Siffin et celles du Jamal étaient une déduction personnelle de sa part et non une obligation, il dit : « Il n’y pas d’avis plus blâmable que celui qui a fait couler le sang de milliers de musulmans, et ce combat n’a pas eu d’heureuses conséquences pour les musulmans dans leur religion ni dans leurs vies d’ici-bas, si ce n’est une diminution de bien et une augmentation en mal »

Voir les scans du livre de Ibn Taymiyya :

Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 3   Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 3 -p247

Et il dit (même livre tome 2 page 292) : « Quand à la majorité, ils se sont abstenus de lui prêter allégeance et de combattre à ses cotés. »

Voir les scans du livre de Ibn Taymiyya :

Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 2   Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 2 - p292

Et il dit  (Tome 3 page 276): « Certes ‘Aliyy a combattu pour la prise de pouvoir et à cause de ce combat ont été tués un très grand nombre de gens, et il n’y a pas eu durant sa prise de pouvoir de combat contre les mécréants ni de conquêtes de leurs pays, ni une augmentation en bien pour les musulmans ».

Voir les scans du livre de Ibn Taymiyya :

Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 3   Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 3 -p276

Et il a dit (Tome 2 page 299) : « Et quand au califat de ‘Aliyy, il y a eu divergence à son sujet chez les musulmans. Et il n’y a pas eu d’augmentation en force pour les musulmans ni même une prise de dessus sur les mécréants, ni même une baisse de leur force. »

Voir les scans du livre de Ibn Taymiyya :

Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 2   Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 2 -p299

Il dit (Tome 4 page 280) : « Et les hadiths authentique montrent qu’il aurait mieux valu délaisser le combat pour les deux parties, et qu’il aurait mieux valu s’abstenir de combattre que de combattre, et que ‘Aliyy était prioritaire sur Mou’awiyah à le délaisser pour être en droit ; s’il avait délaissé le combat cela aurait été meilleur. »

Voir les scans du livre de Ibn Taymiyya :

 Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 4   Ibn taymiyya - Al-Minhaj tome 4 - p149

Ainsi sa parole qu’il n’avait pas eu l’ordre de combattre, que ce n’était pas même une obligation ni même méritoire, et sa parole que s’il avait abandonné le combat cela aurait mieux valu, aurait été plus précautionneux et aurait entraîné plus de bien sont des contradictions de ce qu’a rapporté An-Naça-iyy avec une chaîne de transmission sûre au sujet des spécificités qui concernent ‘Aliyy que Allah l’agrée, il a dit : « Il m’a été ordonné de combattre les Nakithoun, les Qasitoun, et les Mariqoun »

Les Nakithoun sont ceux qui l’ont combattu lors de la bataille du Jamal, les Qasitoun sont ceux qui l’ont combattu lors de la bataille de Siffin, et les Mariqoun sont les khawarij. Et la chaîne de transmission ce hadith est sûre, il n’y a pas dans la chaîne de transmission de menteur, encore moins de pervers comme l’a prétendu à tort Ibn Taymiyah.

Et ses propos sont un démenti de la parole de Allah :

[فإن بغت إحداهما على الأخرى فقاتلوا التي تبغي]

[sourah Al-Houjourat / 9] qui signifie : « Si l’un des deux groupes ce rebelle, alors combattez celui qui se rebelle. »

Et les avis des savants ont concordé que ‘Aliyy, que Allah l’agrée, fut le premier à combattre les rebelles injustes (boughat) et par conséquent qu’il a été préoccupé par eux au détriment du combat contre les mécréants déclarés.

Ces propos sont également un démenti du hadith qu’a rapporté Al-Hakim, Ibn Hibban et An-Naça-iyy :

 « إن منكم من يقاتل على تأويل القرآن كما قاتلت على تنزيله  » ، قال أبو بكر : أنا هو ، قال :  » لا  » قال عمر : أنا هو ، قال :  » لا ، ولكن خاصف النعل »

qui signifie : « Il y aura parmi vous quelqu’un qui combattra pour défendre les significations du Qour-an tout comme j’ai combattu pour défendre qu’il a été révélé ». Abou Bakr a dit alors : Est-ce que ce sera moi (Ô Messager de Allah) ? Il a dit   : « Non ». ‘Oumar dit alors : Est-ce que ce sera moi (Ô Messager de Allah) ? Il a dit : « Non ». Il a dit : « Ce sera celui qui répare ses sandales ».

Voir les scans de ce hadith tiré du livre Al-Moustadrak de Al-Hakim :

al-moustadrak - al-hakim   al-moustadrak - al-hakim - hadith

‘Aliyy était à ce moment-là en train de réparer ses sandales.

Fin de la première partie, a suivre incha’a lLah

Ibn Taymiyya : Son interdiction de rendre visite au Prophète (partie 1)

Ibn Taymiyya : Son interdiction de rendre visite au Prophète (partie 1)

Quant au fait qu’Ibn Taymiyya ait interdit de voyager pour visiter la tombe du prophète (صلى الله عليه وسلم) et les tombes d’autre que lui, il a cité cela dans plus d’un livre.

En effet Ibn Taymiyya a dit dans son « Majmoû’ al-Fatâwâ » tome 2 page 333 ce qui suit :

« Le voyage dans le but de visiter une tombe quelconque est interdit chez les majorité des savants, même que les savants n’autorisent pas que la prière soit raccourci durant ce voyage du fait que ce voyage est une désobéissance et ce en raison de sa parole confirmée dans les deux Sahîh qui signifie : « On ne part pas en voyage pour visiter des mosquées sauf ces trois : La Mosquée Sacrée (Al-Masjid Al-Harâm), la Mosquée de Al-Aqsâ et ma Mosquée » et il (le prophète) est le plus savant des gens concernant cette question » fin de citation

Voir les scans de cette citation de Ibn Taymiyya :

   

Et il a dit également dans son livre « Al-Fatâwa l-Koubrâ »  tome 2 page 51 ce qui suit :

« Ils ont dit : et ce parce que le voyage pour visiter les tombes des prophètes et celles des vertueux est une innovation qui n’a été pratiquée par aucun compagnon ni aucun successeur, et le prophète ne l’a pas ordonné, aucun des savants musulmans ne l’a recommandé, alors celui qui croit que cela est une adoration et qui l’a pratiqué, celui là aura contredit la Sounnah et l’unanimité des savants » fin de citation

Voir les scans de cette citation de Ibn Taymiyya :

   

Et il a dit dans son livre «  Al-Ikhnâ-iyyah » page 144 ce qui suit :

« Alors celui qui a cru que le voyage vers les tombes des prophètes et des vertueux est un acte par lequel on se rapproche de l’agrément de Allâh, et que cela est une adoration et une obéissance, il aura contredit l’unanimité et s’il voyage parce qu’il croit que ceci est une adoration, ceci est interdit par l’unanimité, en effet cela est interdit parce qu’il considère cela comme un acte qui rapproche de l’agrément de Allâh » fin de citation

Voir les scans de cette citation de Ibn Taymiyya :

   

L’imâm Taqiyyou d-Dîn Al-Housni en réplique à Ibn Taymiyya a dit dans son livre « Daf’ou Choubahi man Chabaha Wa Tamarrad » page 456 et 457 ce qui suit :

« Et de parmi les sujets qui lui ont été reproché (à Ibn Taymiyya) il y a sa parole : visiter la tombe du prophète et les tombes des prophètes serait un péché par unanimité de manière catégorique. Il a été confirmé qu’il a bien dit cela, le Qâdî Jalâlou d-Dîn Al-Qazwîni l’a confirmé. Observe donc l’expression, il y a une grande perversion dans le fait de dire que c’est une désobéissance, qui prétend que cela est unanime et de manière catégorique !?

On demande à ce dévié d’apporter l’unanimité prétendu des compagnons, des successeurs et de ceux qui les ont suivis parmi les savants musulmans étant donné qu’il prétend cela.

Et je ne crois pas que quelqu’un aurait l’audace pour une chose semblable alors que les livres célèbres et même les livres qui sont délaissés et la pratique des gens de tout temps comporte l’incitation à le visiter à partir de tous les pays, car sa visite fait partie des meilleurs objectifs et les actes qui favorisent le plus l’agrément de Allâh, c’est une des sounnah des envoyés par unanimité chez les croyants en l’unicité, personne n’y porterai atteinte sauf quelqu’un dont le cœur contient la maladie des hypocrites, quelqu’un qui est issu des juifs et des ennemis de la religion, un associateur qui a outrepassé les limites en blâmant le maître des premiers et des derniers. La communauté du prophète Mouhammad a toujours entrepris ce voyage vers lui à partir de tous les pays et toutes les contrées, par groupes et par individus, ils ont suivi cette voie, les savants, les vieux, les hommes âgés et les jeunes jusqu’à ce qu’apparaisse à la fin des temps un innovateur, un irréligieux venu de Harrân qui a dupé les faibles »

Voir les scans de cette citation de l’Imam Taqiyyou d-Dîn Al-Housni :

      

Le Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami a dit dans son livre « Al Jawharou l-Mounadh-dham fî Ziyârati l-Qabri ch-charîfi n-Nabawiyyi l-Moukarram » page 30 et 31 ce qui suit :

« Si on me dit : comment rapportes-tu l’unanimité précité au sujet du caractère méritoire de cette visite, du voyage pour l’effectuer et de la rechercher alors qu’Ibn Taymiyya qui fait partie des hanbalites récents renie le caractère méritoire de tout cela comme l’a vu As-Soubki dans ses écrits et il a longuement développé, c’est-à-dire Ibn Taymiyya pour argumenter cela en citant ce que les oreilles rejettent et ce que les natures réprouvent, il a même prétendu que le voyage pour effectuer cette visite est interdit par unanimité, que la prière ne peut pas y être raccourci, et que tous les hadîth à son sujet sont forgé, et qu’il a été suivi en cela par certains qui sont venu après lui et qui font partie de sa tendance ?

Je dis : Qui est Ibn Taymiyya pour qu’il soit pris en compte ou qu’il soit pris comme référence dans un des sujets de la religion ?! Il n’est pas autre que ce qu’on dit de lui un groupe de savants qui ont observé ses propos fallacieux et ses fausses preuves jusqu’à dévoiler l’égarement dans ses écarts et la laideur de ses illusions et ses erreurs comme a dit Al ‘Îzz Ibn Jamâ’ah : il est un être que Allâh a égaré et qui a été dupé et qui a porté l’habit de la honte que Allâh le fasse périr. Qu’il l’humilie et le prive suite à ses mensonges et ses fabrications » fin de citation

Voir les scans de cette citation du Chaykh Ibn Hajar Al-Haytami :

      

Nous disons et c’est par Allâh que l’on recherche la réussite :

Quand au fait qu’il utilise le hadîth qui a pour sens : « On ne part pas en voyage pour visiter des mosquées sauf ces trois : La Mosquée Sacrée (Al-Masjid Al-Harâm), la Mosquée de Al-Aqsâ et ma Mosquée » pour interdire le voyage pour visiter la tombe du prophète :

La réponse : c’est qu’aucun des Salaf n’a compris ce qu’a compris Ibn Taymiyya, mais plutôt la visite de la tombe du prophète est un acte recommandé (sounnah) que ce soit suite à un voyage ou pas, comme pour les habitants de Médine, les Hanbalites comme les autres ont cité que la visite de la tombe du prophète est recommandée, que cette visite soit l’objectif du voyage ou pas.

Quand au hadîth, son sens compris par les Salaf et les Khalaf, c’est qu’il n’y a pas un mérite en plus dans le fait de voyager pour prier dans une mosquée sauf dans le voyage vers ces trois mosquées, et ce car la récompense est multipliée dans ces mosquées à cent mille dans Al-Masjid Al-Harâm (à la Mecque) à mille dans la mosquée du prophète (à Médine ) et à cinq cent dans la mosquée Al-Aqsâ (à Jérusalem).

En effet ce qui est visé dans le hadîth c’est voyager vers ces mosquée dans le but d’y accomplir la prière et ce qui montre cela c’est ce qu’a rapporté l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal dans son Mousnad tome 10 page 201 qui signifie : « Il ne convient pas d’entreprendre un voyage vers une mosquée pour y prier sauf vers la mosquée Al-Harâm ( la Mecque ), la mosquée Al-Aqsâ  ( Jérusalem ) et ma mosquée ( à Médine )» .

Voir les scans de ce hadîth rapporté par l’Imâm Ahmad :

   

Et ce hadîth, le Hâfidh Ibn Hajar l’a jugé Haçan. Ainsi, ce hadîth explique le sens du hadîth précédent. Le fait d’expliquer un hadîth en s’appuyant sur un autre hadîth est meilleur que la falsification d’Ibn Taymiyya. Le Hâfidh Al-‘Irâqi a dit dans son livre « Alfiyatou l-Irâqi » page 161, au sujet de la terminologie de la science du Hadîth : ce qui signifie : « La meilleure manière d’expliquer un Hadîth c’est par un autre Hadîth » .

Voir les scans de la citation du Hâfidh Al-‘Irâqi :

   

Fin de la première partie, à suivre… (إن شاء الله).

Ibnou Taymiyya : Son reniement du tawassoul et du tabarrouk (partie 1)

Ibnou Taymiyya : Son reniement du tawassoul par les prophètes et les vertueux (saints) ainsi que la recherche des bénédictions par eux et par leur traces. (partie 1)

De parmi les choses les plus connus sur Ibn Taymiyya rapportés par les savants de son époque et autres parmi ceux qui sont venu après lui, il y a : son interdiction du tawassoul par les prophètes et les vertueux (saints) après leur morts et durant leur vie en leur absence ainsi que la recherche des bénédictions par eux et par leur traces (tabarrouk), il y aussi son interdiction de visiter la tombe du prophète pour y rechercher les bénédictions.

En effet Ibn Taymiyya dit dans son livre « At-Tawassoul wa l-wassila » page 26: « Quand à la visite innovée c’est celle dont l’objectif est de demander au mort ses besoins ou bien de lui demander des invocations ou l’intercession ou bien celle dont l’objectif est d’invoquer quand le visiteur pense que ses invocations sont plus exaucées auprès de la tombe du mort, en effet les visites de ces manières là sont toutes innovées et le prophète ne les a pas prescrites, et les compagnons ne les ont pas pratiqué ni auprès de la tombe du prophète ni auprès d’autre que lui, ces visites sont de nature associatrice et sont des causes de l’association ».

Voir la citation de Ibn Taymiyya :

   

Ibn taymiyya a dit dans un autre livre nommé  » ar-radou ‘ala l-mantiqiyyin » page 579/580 : « Quand à la visite innovée qui ressemble à la visite des associateurs (mouchrikin) car leur objectif par cette visite c’est de demander leur besoins au mort ou à celui qui est absent ».

Voir la citation de Ibn Taymiyya :

      

Ibn Taymiyya a aussi dit dans son livre « at tawassoul wa-l wassila page 151 : « Et c’est pour cela que lorsque les savants ont cité l’invocation dans la demande de pluie et autre ils ont cités l’invocation en sa faveur et ils n’ont pas cité de parmi ce qui est prescrit aux musulmans dans ces cas là de faire le tawassoul par lui, de même aucun des savants n’a cité l’invocation d’autre que Allah ni la demande d’aide d’autre que Allah dans une situation quelconque ».

Voir la citation de Ibn Taymiyya :

   

Puis Ibn Taymiyya se contredit en citant dans son livre  » al-fatawa l-koubra » en page 72 le contraire de sa prétention que les savants n’ont pas cité de parmi ce qui est prescrit aux musulmans dans la demande de pluie et autre de faire le tawassoul par lui en disant : « C’est pour cela que Ahmad a dit dans son « mansak » qu’il a écrit à son compagnon Al-Marwazi : qu’il fait le tawassoul par lui dans les invocations, mais d’autre que Ahmad on dit : que cela revient à invoquer Allah par lui et on n’invoque pas Allah par une créature, et Ahmad dans un de ses deux avis a permis d’invoquer par lui c’est pour cela qu’il a permis de faire le tawassoul par lui ».

Voir la citation de Ibn Taymiyya :

   

Ainsi comme cela est apparu Ibn Taymiyya ment sur les Imam et ceci est son habitude il a ainsi contredit l’Imam Ahmad et l’imam Ibrahim ibn is-haq al-Harbi, il (Ibn Taymiyya) est comme l’a dit le Hafidh As-Soubki : « Personne de parmi les salafs n’a précédé (Ibn Taymiyya) dans son reniement du tawassoul ni de parmi les khalaf, en réalité il a dit une chose qu’absolument personne avant lui n’a dite »

As-Soubki a dit dans chifa’ou s-saqam page 196 : « Sache qu’il est permis et qu’il est bien de faire le tawassoul, l’istighathah – la demande du renfort –, le tachaffou’ – la demande d’intercession – par le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) à Allah soubhanahou wa ta’ala. Le caractère permis de ces pratiques compte parmi les choses connues pour toute personne qui s’attache à la religion. C’est une chose bien connue à partir des actes des prophètes et des messagers, de la conduite des prédécesseurs vertueux – les gens du Salaf –, des savants et du commun des musulmans. Personne parmi les gens qui s’attachent à la religion ne l’a jamais renié et en aucune époque nous n’avons entendu que quiconque l’ait renié. Jusqu’à ce que vienne Ibnou Taymiyya qui a dit à ce sujet des propos par lesquels il trompait les faibles d’esprit et les immatures. Il a innové ce en quoi personne ne l’avait précédé à travers les siècles.» 

Voir la citation de l’Imam As-Soubki :

   

Et dans son livre « Hachiyatou l-‘idah » page 489, le chaykh Ibn Hajar al Haytami décédé au dixième  siècle de l’hégire dans l’exposé de la recommandation de la visite de la tombe du prophète a dit: « Et ne sois pas dupé par le reniement de la recommandation (caractère recommandé) de la visite de la tombe du prophète de la part de Ibn Taymiyya car certes c’est un individu que Allah a égaré comme l’a dit al ‘iz ibn jama’a, et At-Taqi As-Soubki lui a longuement répliqué dans un ouvrage indépendant. Le fait qu’il porte atteinte au Messager n’est pas étonnant étant donné qu’il a même insulté Allah… En effet il a attribué à Allah des choses horribles dont la direction, la main, le pied, l’œil, et autre ; nombreux sont les savants qui l’ont jugé mécréant. Que Allah le rétribue par ce qu’il mérite et qu’il humilie ses partisans qui soutiennent ses mensonges au sujet de la religion » fin de citation de son livre « hachiyatou l-idah » page 489.

Voir la citation de l’Imam Ibn Hajar Al-Haytami :

   

Et il (Ibnou Taymiyya) interdit le tawassoul et la demande de secours par le messager de Allah et autre que lui parmi les prophètes et les saints. Mouhammad Ibn ‘abd Al Wahhab et ses disciples ont adopté cela de lui et ils y ont rajouté le « takfir » qu’ils ont compris de ses expressions : ce qui les a mené à cela c’est leur ignorance du sens de l’adoration visée dans sa parole ta’ala « iyyaka na’boudou » et sa parole ta’ala rapportant des associateurs « ma na’boudouhoum il-la liyouqarribouna ila l-Lahi zoulfaa »

Nous leur disons l’adoration dans la langue des arabes c’est ce par quoi les linguistes l’ont défini. En effet, l’imam, le célèbre linguiste Az-Zajjaj l’a définie en disant : « L’adoration dans la langue des arabes c’est l’obéissance avec soumission »

L’imam, le linguiste Abou l-Qacim Ar-Raghib Al-Asbahani dans « moufradat al qour’an » a dit : «  L’adoration c’est l’extrême limite de la soumission »

Et l’imam, le Hafidh, le juriste, le linguiste, l’exégète ‘Ali ibn Abd al Kafi As-Soubki dans son exégèse de sa parole ta’ala « iyyaka na’boudou » a dit : «  C’est-à-dire nous n’accordons qu’à toi l’adoration qui est l’extrême limite de la crainte et de la soumission »

Le grammairien, le linguiste, l’exégète Abou Hayyan al-Andalousi dans son exégèse a dit au sujet de sa parole ta3ala « iyyaka na’boudou » : «  L’adoration selon la majorité des linguistes c’est la soumission et ibn as-Sakkit a dit c’est at-tajrid »

Fin de la première partie, à suivre… incha-a l-Lah.

Ibn Taymiyya : son reniement du ta-wil (interpretation) des salafs (partie 1)

Ibnou Taymiyya : son reniement du ta-wil (interpretation) des Salaf (partie 1)

Quant à sa parole concernant la négation de l’interprétation détaillée de la part des compagnons et des Salaf, il l’a mentionnée dans plus d’un livre à lui. Ainsi, il a dit dans ses « Fatawa » après une discussion :

«  Et je n’ai pas trouvé jusqu’à l’heure actuelle de la part d’aucun compagnons qu’ils auraient interprété quelque chose des ‘ayah ou des hadith des attributs contrairement à ce qu’implique leur sens connu (apparent)» Fin de citation.

Voir la citation de ibn taymiyya tome 3 page 246 :

   

Nous répondons à cela en disant  : Allah ta’ala dit    :

هُوَ الَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ مِنْهُ آيَاتٌ مُحْكَمَاتٌ هُنَّ أُمُّ الْكِتَابِ وَأُخَرُ مُتَشَابِهَاتٌ فَأَمَّا الَّذِينَ فِي قُلُوبِهِمْ زَيْغٌ فَيَتَّبِعُونَ مَا تَشَابَهَ مِنْهُ ابْتِغَاءَ الْفِتْنَةِ وَابْتِغَاءَ تَأْوِيلِهِ وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلَّا اللَّهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْمِ يَقُولُونَ آَمَنَّا بِهِ كُلٌّ مِنْ عِنْدِ رَبِّنَا وَمَا يَذَّكَّرُ إِلَّا أُولُو الْأَلْبَابِ

Cette ‘ayah signifie : « C’est Lui Qui a fait descendre sur toi le Livre au sein duquel il y a des ayah explicites qui sont la base de l’interprétation du Livre et d’autres [ayah] non explicites. Quant à ceux dont les cœurs recèlent une déviance, ils se basent sur les ayah qui ne sont pas explicites à cause de leur passion à faire tomber les gens dans l’égarement et pour interpréter le Qour-an conformément à leur déviance, mais seul Allah et ceux qui sont versés dans la science en savent l’interprétation, ces derniers disent : nous avons foi en ce qui figure dans le Qour-an, tout le Qour-an est de la part de notre Seigneur, mais ne s’en rappelle que ceux qui utilisent correctement leur raison »

Allah ta’ala nous informe dans cette ayah qu’il y a dans le Qour-an des ayah mouhkamat qui sont la base de l’interprétation du Livre et des ayah moutachabihat que l’on renvoie pour les comprendre aux ayah mouhkamat.

Les ayah explicites (mouhkamah): ce sont celles qui n’admettent qu’un seul sens du point de vue de la langue, ou encore celles dont le sens qui est visé est clairement connu. C’est le cas de Sa parole ta’ala :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء

[souratou ch-Choura / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », de Sa parole :

وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُواً أَحَد

[souratou l-Ikhlas / 4] qui signifie : « Et Il n’a aucun équivalent » et de Sa parole ta’ala :

هَلْ تَعْلَمُ لَهُ سَمِيّاً

[souratou Maryam / 65] qui signifie : « Lui connais-tu un seul semblable », c’est-à-dire qu’Il n’a assurément pas de semblable.

Les ayah non explicites (moutachabihah) : ce qui n’est pas explicite (al-moutachabih), c’est ce dont le sujet indiqué n’est pas apparu, ou bien ce qui admet selon la langue plusieurs sens et nécessite donc une réflexion pour lui donner le sens qui est en concordance avec les ayah explicites (mouhkamah). C’est le cas de Sa parole ta’ala :

الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى

[souratou Taha / 5] (Ar-Rahmanou ‘ala l-‘archi stawa)  .

Il est possible que Sa parole ta’ala :

وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْمِ

[souratou Ali ‘Imran / 7] constitue le début d’une phrase, et il est possible qu’elle soit coordonnée au nom de gloire « Allah ». Selon la première possibilité, ce qui est visé par le moutachabih, c’est ce dont Allah s’est spécifié par Son omniscience, il s’agit de ce qui est de l’ordre de l’avènement du Jour dernier, de l’apparition du faux Messie (ad-dajjal), et ce qui est de cet ordre. Par conséquent, personne ne sait quand arriveront ces choses-là sinon Allah. Selon la seconde possibilité, ce qui est visé par le moutachabih, ce sont les ayah dont le sujet qu’elles indiquent n’est pas apparu, ou bien ce qui admet plusieurs significations selon la langue et nécessite donc une réflexion pour lui donner le sens qui est en concordance avec les ayah explicites (mouhkamah), comme Sa parole ta’ala :

الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى

[souratou Taha /  5] (Ar-Rahmanou ‘ala l-‘archi stawa). Selon cet avis, ceux qui sont versés dans la connaissance (ar-raçikhouna fi l-‘ilm) font partie de l’exception, ce qui est appuyé par la parole de Moujahid de Ibnou ‘Abbas qu’il a dit : « Moi-même, je fais partie de ceux qui en connaissent l’interprétation. »

Al-Qouchayri a dit dans At-Tadhkiratouch-Charqiyyah :

« Quant à la parole de Allah ‘azza wa jall :

وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ

[Souratou Ali ‘Imran / 7] qui signifie : « Et n’en sait le terme fixé que Allah », ce qui est visé par cela, c’est l’heure de l’avènement du Jour dernier. Les idolâtres avaient en effet interrogé le Prophète à propos de l’avènement du Jour dernier, dans quelle époque il viendrait et quand il aurait lieu. Cette ayah non explicite fait donc référence à la science de ce qui nous est caché (ghayb). Nul ne sait l’issue des choses sinon Allah ‘azza wa jall.

Pour cela, Il dit :

هَلْ يَنْظُرُونَ إِلاَّ تَأْوِيلَهُ يَوْمَ يَأْتِي تَأْوِيلُه

(hal yandhourouna il-la ta-wilahou yawma ya-ti ta-wilouh) c’est-à-dire « N’attendent-ils que l’avènement de l’heure du jour dernier  ?  ». De plus, comment serait-il possible à quelqu’un de dire à propos du Livre de Allah ta’ala, qu’il s’y trouve des choses qu’aucune créature n’aurait les moyens d’en connaître la signification et dont nul ne sait l’interprétation sinon Allah ? Ceci n’est-il pas une des façons les plus graves de porter atteinte aux sujets liés aux prophéties ? Et comment serait-il possible de dire que le Prophèt (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) n’a pas connu l’interprétation de ce qu’il a transmis au sujet des attributs de Allah ta’ala et qu’il a appelé les créatures à connaître ce qui ne peut être connu ? Allah ne dit-Il pas  :

بِلِسَانٍ عَرَبِيٍّ مٌبِين

(biliçanin ‘arabiyyin moubin) ce qui signifie  : « Dans une langue arabe claire» ? Ainsi, selon leur prétention, il leur serait obligatoire de dire qu’Il ment lorsqu’Il dit  :

بِلِسَانٍ عَرَبِيٍّ مٌبِين

(biliçanin ‘arabiyyin moubin) ce qui signifie  : « Dans une langue arabe claire », puisque cela ne peut pas être connu selon eux ! Sinon, où serait donc cette clarté ? Le Qour-an est dans la langue des Arabes, comment prétendre que les Arabes ne le comprennent pas puisqu’il est en arabe? Que dire donc d’une parole dont la signification revient à attribuer le mensonge au Seigneur, gloire à Lui Qui est exempt de toute imperfection ?

De plus, le Prophète appelait les gens à adorer Allah ta’ala. Si dans ce qu’il transmettait à la communauté, il y avait eu une parole dont Allah seul sait l’interprétation, les gens auraient pu lui dire : « Explique-nous d’abord Qui tu nous appelles à adorer et ce que tu dis », car la croyance en ce dont la base ne peut être connue n’est pas réalisable –c’est-à-dire n’est pas possible–. D’autre part, attribuer au Prophète qu’il aurait appelé à adorer un Seigneur ayant pour attributs des attributs que l’on ne peut comprendre est une chose grave, qu’aucun musulman ne peut concevoir. En effet, ignorer les attributs entraîne le fait d’ignorer Celui Qui a ces attributs. Le but de ce propos, c’est que celui qui a un peu de raison sache et discerne bien que la parole de celui qui dit : (Son istiwa est un attribut qui Lui est propre et dont on ne peut comprendre le sens, Son yad est un attribut qui Lui est propre et dont on ne peut comprendre le sens et Son qadam est un attribut qui Lui est propre et dont on ne peut comprendre le sens), cette parole est une tromperie, comportant implicitement une qualification par un comment s’agissant de Allah, la considération qu’Il aurait des ressemblants et aussi un appel à l’ignorance. La vérité apparaît ainsi clairement à celui qui est doté de raison. De plus, celui-là même qui nie l’interprétation, est-ce qu’il nie l’interprétation dans tous les cas et à propos de toute ayah ou est-ce qu’il se contente de nier l’interprétation seulement à propos des attributs de Allah ta’ala ?

S’il s’abstient de l’interprétation de façon absolue, il aura aboli la Loi et les sciences de l’Islam car il n’y a pas de ayah ni de nouvelle rapportée sans qu’il y ait besoin d’interpréter et de connaître les différents sens des termes et des phrases selon la langue, hormis pour ce qui est explicite, de l’ordre de Sa parole ta’ala :

وَخلقَ كلَّ شىءٍ وَهُوَ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيم

[souratou l-An’am /101] qui signifie : «  Il a créé toute chose et Il est Celui Qui sait absolument tout » En effet, il y a des choses qu’il est indispensable d’interpréter, il n’y a pas de divergence à ce sujet chez les gens raisonnables, mis à part chez les irréligieux dont l’objectif est d’abolir les Lois de l’Islam.Sa croyance en cela entraîne l’invalidité de ce qu’il prétend être de ladévotion à la Loi de l’Islam.

S’il dit qu’il est permis de faire des interprétations d’une façon générale sauf pour ce qui a trait à Allah et à Ses attributs et qu’il n’y a pas d’interprétation possible Le concernant, cela revient donc à dire que ce qui concerne autre chose que Allah ta’ala, il serait un devoir de le connaître et que ce qui concerne le Créateur et Ses attributs, il serait un devoir de s’en éloigner; et cela aucun musulman ne peut l’admettre. Le fond de la question est que ceux-là mêmes qui s’interdisent l’interprétation (ta-wil), ils croient en la réalité même de l’assimilation (tachbih). Seulement, ils fraudent et disent qu’Il a un “yad” pas comme les “yad”, un “qadam” pas comme les “qadam” et un “istiwa” par Son Être pas comme nous percevons les choses avec nos raisons. Alors, que celui qui fait partie des gens véridiques et dotés de compréhension dise : ce sont là des paroles qu’il est indispensable de tirer au clair. Votre parole : “Nous considérons le sujet selon le sens qui vient communément à l’esprit et nos raisons ne peuvent en saisir la signification”, cette parole se contredit elle-même. Effectivement, si tu interprètes selon le sens qui vient communément à l’esprit, à ce moment-là le sens qui vient communément à l’esprit de “saq” dans Sa parole ta’ala :

يَوْمَ يُكْشَفُ عَنْ سَاقٍ

[souratoul-Qalam / 42] (yawma youkchafou ‘an saq), c’est le sens du membre inférieur qui est constitué de la peau, de la chair, des os, des ligaments et de la moelle. Si tu retiens ce sens qui vient communément à l’esprit et que tu t’attaches à admettre ces organes, c’est donc de la mécréance. En revanche, s’il ne t’est pas possible de retenir ce sens –c’est-à-dire si tu n’as pas cela pour croyance– alors où est ton principe de retenir le sens qui vient communément à l’esprit  ? N’auras-tu pas abandonné le sens apparent et n’auras-tu pas reconnu que le Seigneur est exempt de ce que laisse penser le sens apparent ? Alors comment t’en tiendras-tu à retenir le sens apparent ? Si maintenant notre adversaire dit  “ce sont des sens qui viennent communément à l’esprit qui n’ont pas de signification au fond”, alors ça serait juger que ces ‘ayah sont caduques, qu’il n’y avait pas d’utilité à nous les transmettre et qu’elles sont en pure perte ; et cela c’est quelque chose d’impossible. Dans la langue des Arabes, il y a de larges possibilités d’utilisation des sens figurés et beaucoup de richesse dans le langage. De plus, les arabes connaissaient les racines des mots et comprenaient les diverses significations. En définitive, celui qui s’écarte avec aversion du ta-wil en s’attachant au sens apparent, c’est en raison de son peu de compréhension de la langue. Quant à celui qui a de vastes connaissances dans la langue arabe d’origine, il lui est facile de saisir la réalité des choses.

Il a été dit  :

وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْم

(wama ya’lamou ta-wilahou il-lal-Lahou war-raçikhouna fil-‘ilm) ce qui signifie  : «  Et ne sait son interprétation que Allah et ceux qui sont versés dans la science », c’est comme s’Il avait dit  : « et ceux qui sont versés dans la science aussi le connaissent et disent nous avons cru en cela  ». En effet, la croyance en quelque chose n’est concevable qu’après avoir en avoir eu connaissance. Quant à la chose qu’on ne peut pas connaître –ne serait-ce que d’un point de vue–, la croyance en elle ne peut pas en résulter. Pour cette raison, Ibnou ‘Abbas a dit   : « Je fais partie de ceux qui sont versés dans la science ». Fin de la citation de l’Imam Al-Qouchayri.

Voir la citation de Al-Qouchayri, rapporté par Az-Zabidi tome 2 pages 178 -179 :

      

On a donc bien démontré que la parole de celui qui dit que le ta-wil n’est pas permis est une confusion et une ignorance, et qu’elle est démontée par la parole que le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dite à Ibnou ‘Abbas  :

[extrait par Ibnou Majah dans ses Sounan] (Allahoumma ‘allimhoul-hikmata wa ta-wilal-Kitab) ce qui signifie    : « Ô Allah, fais qu’il apprenne la sagesse et l’interprétation du Livre. »

Voir le livre Sounan Ibnou Majah :

   

Non seulement cela, mais le hafidh Ibnoul-Jawzi le Faqih Hambali qui est à lui seul une armée contre les hambali anthropomorphistes, et combien ils se sont multipliés, dans son livre Al-Majalis a intensifié sa réprobation et sa dénonciation de qui renie le ta-wil et il s’est étendu à ce sujet. Parmi les choses qu’il rapporte  : «  alors comment peut-il dire que les salaf n’ont pas utilisé le ta-wil alors qu’il est rapporté dans le sahih que Ibnou ‘Abbas lui avait présenté de l’eau pour le woudou et qu’il avait dit:

((اللهم فقِّهْهُ قي الدين وعلِّمهُ التأويلَ))

(Allahoumma faqihhou fid-din wa’allimhout-ta-wil) ce qui signifie : «  Ô Allah, augmente-le en connaissances des lois de la religion et enseigne-lui l’interprétation. »

Alors de deux choses l’une : soit le Messager a voulu faire une invocation en sa faveur, soit il a invoqué contre lui. Or il est indispensable que tu dises qu’il a voulu faire une invocation en sa faveur et non pas contre lui. Et si le ta-wil était interdit, cela aurait été une invocation contre lui et non pas en sa faveur. Ensuite on dit : de deux choses l’une, soit tu dis que l’invocation du Messager n’est pas exaucée, et ce n’est pas vrai    ; et si tu dis qu’elle est exaucée, tu auras quitté ta ligne de conduite et ta parole qu’ils n’utilisaient pas l’interprétation sera caduque. Et comment puisque Allah dit    :

وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْم

[Souratou Ali ‘Imran / 7] (wama ya’lamou ta-wilahou il-lal-Lahou war-raçikhouna fil-‘ilm) ce qui signifie : «  Et ne sait son interprétation que Allah et ceux qui sont versés dans la science  ».

Fin de la première partie, à suivre… incha-a l-Lah.