Ibn Taymiyya : son reniement du ta-wil (interpretation) des salafs (partie 1)

Ibnou Taymiyya : son reniement du ta-wil (interpretation) des Salaf (partie 1)

Quant à sa parole concernant la négation de l’interprétation détaillée de la part des compagnons et des Salaf, il l’a mentionnée dans plus d’un livre à lui. Ainsi, il a dit dans ses « Fatawa » après une discussion :

«  Et je n’ai pas trouvé jusqu’à l’heure actuelle de la part d’aucun compagnons qu’ils auraient interprété quelque chose des ‘ayah ou des hadith des attributs contrairement à ce qu’implique leur sens connu (apparent)» Fin de citation.

Voir la citation de ibn taymiyya tome 3 page 246 :

   

Nous répondons à cela en disant  : Allah ta’ala dit    :

هُوَ الَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ مِنْهُ آيَاتٌ مُحْكَمَاتٌ هُنَّ أُمُّ الْكِتَابِ وَأُخَرُ مُتَشَابِهَاتٌ فَأَمَّا الَّذِينَ فِي قُلُوبِهِمْ زَيْغٌ فَيَتَّبِعُونَ مَا تَشَابَهَ مِنْهُ ابْتِغَاءَ الْفِتْنَةِ وَابْتِغَاءَ تَأْوِيلِهِ وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلَّا اللَّهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْمِ يَقُولُونَ آَمَنَّا بِهِ كُلٌّ مِنْ عِنْدِ رَبِّنَا وَمَا يَذَّكَّرُ إِلَّا أُولُو الْأَلْبَابِ

Cette ‘ayah signifie : « C’est Lui Qui a fait descendre sur toi le Livre au sein duquel il y a des ayah explicites qui sont la base de l’interprétation du Livre et d’autres [ayah] non explicites. Quant à ceux dont les cœurs recèlent une déviance, ils se basent sur les ayah qui ne sont pas explicites à cause de leur passion à faire tomber les gens dans l’égarement et pour interpréter le Qour-an conformément à leur déviance, mais seul Allah et ceux qui sont versés dans la science en savent l’interprétation, ces derniers disent : nous avons foi en ce qui figure dans le Qour-an, tout le Qour-an est de la part de notre Seigneur, mais ne s’en rappelle que ceux qui utilisent correctement leur raison »

Allah ta’ala nous informe dans cette ayah qu’il y a dans le Qour-an des ayah mouhkamat qui sont la base de l’interprétation du Livre et des ayah moutachabihat que l’on renvoie pour les comprendre aux ayah mouhkamat.

Les ayah explicites (mouhkamah): ce sont celles qui n’admettent qu’un seul sens du point de vue de la langue, ou encore celles dont le sens qui est visé est clairement connu. C’est le cas de Sa parole ta’ala :

لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَىْء

[souratou ch-Choura / 11] qui signifie : « Rien n’est tel que Lui », de Sa parole :

وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُواً أَحَد

[souratou l-Ikhlas / 4] qui signifie : « Et Il n’a aucun équivalent » et de Sa parole ta’ala :

هَلْ تَعْلَمُ لَهُ سَمِيّاً

[souratou Maryam / 65] qui signifie : « Lui connais-tu un seul semblable », c’est-à-dire qu’Il n’a assurément pas de semblable.

Les ayah non explicites (moutachabihah) : ce qui n’est pas explicite (al-moutachabih), c’est ce dont le sujet indiqué n’est pas apparu, ou bien ce qui admet selon la langue plusieurs sens et nécessite donc une réflexion pour lui donner le sens qui est en concordance avec les ayah explicites (mouhkamah). C’est le cas de Sa parole ta’ala :

الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى

[souratou Taha / 5] (Ar-Rahmanou ‘ala l-‘archi stawa)  .

Il est possible que Sa parole ta’ala :

وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْمِ

[souratou Ali ‘Imran / 7] constitue le début d’une phrase, et il est possible qu’elle soit coordonnée au nom de gloire « Allah ». Selon la première possibilité, ce qui est visé par le moutachabih, c’est ce dont Allah s’est spécifié par Son omniscience, il s’agit de ce qui est de l’ordre de l’avènement du Jour dernier, de l’apparition du faux Messie (ad-dajjal), et ce qui est de cet ordre. Par conséquent, personne ne sait quand arriveront ces choses-là sinon Allah. Selon la seconde possibilité, ce qui est visé par le moutachabih, ce sont les ayah dont le sujet qu’elles indiquent n’est pas apparu, ou bien ce qui admet plusieurs significations selon la langue et nécessite donc une réflexion pour lui donner le sens qui est en concordance avec les ayah explicites (mouhkamah), comme Sa parole ta’ala :

الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى

[souratou Taha /  5] (Ar-Rahmanou ‘ala l-‘archi stawa). Selon cet avis, ceux qui sont versés dans la connaissance (ar-raçikhouna fi l-‘ilm) font partie de l’exception, ce qui est appuyé par la parole de Moujahid de Ibnou ‘Abbas qu’il a dit : « Moi-même, je fais partie de ceux qui en connaissent l’interprétation. »

Al-Qouchayri a dit dans At-Tadhkiratouch-Charqiyyah :

« Quant à la parole de Allah ‘azza wa jall :

وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ

[Souratou Ali ‘Imran / 7] qui signifie : « Et n’en sait le terme fixé que Allah », ce qui est visé par cela, c’est l’heure de l’avènement du Jour dernier. Les idolâtres avaient en effet interrogé le Prophète à propos de l’avènement du Jour dernier, dans quelle époque il viendrait et quand il aurait lieu. Cette ayah non explicite fait donc référence à la science de ce qui nous est caché (ghayb). Nul ne sait l’issue des choses sinon Allah ‘azza wa jall.

Pour cela, Il dit :

هَلْ يَنْظُرُونَ إِلاَّ تَأْوِيلَهُ يَوْمَ يَأْتِي تَأْوِيلُه

(hal yandhourouna il-la ta-wilahou yawma ya-ti ta-wilouh) c’est-à-dire « N’attendent-ils que l’avènement de l’heure du jour dernier  ?  ». De plus, comment serait-il possible à quelqu’un de dire à propos du Livre de Allah ta’ala, qu’il s’y trouve des choses qu’aucune créature n’aurait les moyens d’en connaître la signification et dont nul ne sait l’interprétation sinon Allah ? Ceci n’est-il pas une des façons les plus graves de porter atteinte aux sujets liés aux prophéties ? Et comment serait-il possible de dire que le Prophèt (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) n’a pas connu l’interprétation de ce qu’il a transmis au sujet des attributs de Allah ta’ala et qu’il a appelé les créatures à connaître ce qui ne peut être connu ? Allah ne dit-Il pas  :

بِلِسَانٍ عَرَبِيٍّ مٌبِين

(biliçanin ‘arabiyyin moubin) ce qui signifie  : « Dans une langue arabe claire» ? Ainsi, selon leur prétention, il leur serait obligatoire de dire qu’Il ment lorsqu’Il dit  :

بِلِسَانٍ عَرَبِيٍّ مٌبِين

(biliçanin ‘arabiyyin moubin) ce qui signifie  : « Dans une langue arabe claire », puisque cela ne peut pas être connu selon eux ! Sinon, où serait donc cette clarté ? Le Qour-an est dans la langue des Arabes, comment prétendre que les Arabes ne le comprennent pas puisqu’il est en arabe? Que dire donc d’une parole dont la signification revient à attribuer le mensonge au Seigneur, gloire à Lui Qui est exempt de toute imperfection ?

De plus, le Prophète appelait les gens à adorer Allah ta’ala. Si dans ce qu’il transmettait à la communauté, il y avait eu une parole dont Allah seul sait l’interprétation, les gens auraient pu lui dire : « Explique-nous d’abord Qui tu nous appelles à adorer et ce que tu dis », car la croyance en ce dont la base ne peut être connue n’est pas réalisable –c’est-à-dire n’est pas possible–. D’autre part, attribuer au Prophète qu’il aurait appelé à adorer un Seigneur ayant pour attributs des attributs que l’on ne peut comprendre est une chose grave, qu’aucun musulman ne peut concevoir. En effet, ignorer les attributs entraîne le fait d’ignorer Celui Qui a ces attributs. Le but de ce propos, c’est que celui qui a un peu de raison sache et discerne bien que la parole de celui qui dit : (Son istiwa est un attribut qui Lui est propre et dont on ne peut comprendre le sens, Son yad est un attribut qui Lui est propre et dont on ne peut comprendre le sens et Son qadam est un attribut qui Lui est propre et dont on ne peut comprendre le sens), cette parole est une tromperie, comportant implicitement une qualification par un comment s’agissant de Allah, la considération qu’Il aurait des ressemblants et aussi un appel à l’ignorance. La vérité apparaît ainsi clairement à celui qui est doté de raison. De plus, celui-là même qui nie l’interprétation, est-ce qu’il nie l’interprétation dans tous les cas et à propos de toute ayah ou est-ce qu’il se contente de nier l’interprétation seulement à propos des attributs de Allah ta’ala ?

S’il s’abstient de l’interprétation de façon absolue, il aura aboli la Loi et les sciences de l’Islam car il n’y a pas de ayah ni de nouvelle rapportée sans qu’il y ait besoin d’interpréter et de connaître les différents sens des termes et des phrases selon la langue, hormis pour ce qui est explicite, de l’ordre de Sa parole ta’ala :

وَخلقَ كلَّ شىءٍ وَهُوَ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيم

[souratou l-An’am /101] qui signifie : «  Il a créé toute chose et Il est Celui Qui sait absolument tout » En effet, il y a des choses qu’il est indispensable d’interpréter, il n’y a pas de divergence à ce sujet chez les gens raisonnables, mis à part chez les irréligieux dont l’objectif est d’abolir les Lois de l’Islam.Sa croyance en cela entraîne l’invalidité de ce qu’il prétend être de ladévotion à la Loi de l’Islam.

S’il dit qu’il est permis de faire des interprétations d’une façon générale sauf pour ce qui a trait à Allah et à Ses attributs et qu’il n’y a pas d’interprétation possible Le concernant, cela revient donc à dire que ce qui concerne autre chose que Allah ta’ala, il serait un devoir de le connaître et que ce qui concerne le Créateur et Ses attributs, il serait un devoir de s’en éloigner; et cela aucun musulman ne peut l’admettre. Le fond de la question est que ceux-là mêmes qui s’interdisent l’interprétation (ta-wil), ils croient en la réalité même de l’assimilation (tachbih). Seulement, ils fraudent et disent qu’Il a un “yad” pas comme les “yad”, un “qadam” pas comme les “qadam” et un “istiwa” par Son Être pas comme nous percevons les choses avec nos raisons. Alors, que celui qui fait partie des gens véridiques et dotés de compréhension dise : ce sont là des paroles qu’il est indispensable de tirer au clair. Votre parole : “Nous considérons le sujet selon le sens qui vient communément à l’esprit et nos raisons ne peuvent en saisir la signification”, cette parole se contredit elle-même. Effectivement, si tu interprètes selon le sens qui vient communément à l’esprit, à ce moment-là le sens qui vient communément à l’esprit de “saq” dans Sa parole ta’ala :

يَوْمَ يُكْشَفُ عَنْ سَاقٍ

[souratoul-Qalam / 42] (yawma youkchafou ‘an saq), c’est le sens du membre inférieur qui est constitué de la peau, de la chair, des os, des ligaments et de la moelle. Si tu retiens ce sens qui vient communément à l’esprit et que tu t’attaches à admettre ces organes, c’est donc de la mécréance. En revanche, s’il ne t’est pas possible de retenir ce sens –c’est-à-dire si tu n’as pas cela pour croyance– alors où est ton principe de retenir le sens qui vient communément à l’esprit  ? N’auras-tu pas abandonné le sens apparent et n’auras-tu pas reconnu que le Seigneur est exempt de ce que laisse penser le sens apparent ? Alors comment t’en tiendras-tu à retenir le sens apparent ? Si maintenant notre adversaire dit  “ce sont des sens qui viennent communément à l’esprit qui n’ont pas de signification au fond”, alors ça serait juger que ces ‘ayah sont caduques, qu’il n’y avait pas d’utilité à nous les transmettre et qu’elles sont en pure perte ; et cela c’est quelque chose d’impossible. Dans la langue des Arabes, il y a de larges possibilités d’utilisation des sens figurés et beaucoup de richesse dans le langage. De plus, les arabes connaissaient les racines des mots et comprenaient les diverses significations. En définitive, celui qui s’écarte avec aversion du ta-wil en s’attachant au sens apparent, c’est en raison de son peu de compréhension de la langue. Quant à celui qui a de vastes connaissances dans la langue arabe d’origine, il lui est facile de saisir la réalité des choses.

Il a été dit  :

وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْم

(wama ya’lamou ta-wilahou il-lal-Lahou war-raçikhouna fil-‘ilm) ce qui signifie  : «  Et ne sait son interprétation que Allah et ceux qui sont versés dans la science », c’est comme s’Il avait dit  : « et ceux qui sont versés dans la science aussi le connaissent et disent nous avons cru en cela  ». En effet, la croyance en quelque chose n’est concevable qu’après avoir en avoir eu connaissance. Quant à la chose qu’on ne peut pas connaître –ne serait-ce que d’un point de vue–, la croyance en elle ne peut pas en résulter. Pour cette raison, Ibnou ‘Abbas a dit   : « Je fais partie de ceux qui sont versés dans la science ». Fin de la citation de l’Imam Al-Qouchayri.

Voir la citation de Al-Qouchayri, rapporté par Az-Zabidi tome 2 pages 178 -179 :

      

On a donc bien démontré que la parole de celui qui dit que le ta-wil n’est pas permis est une confusion et une ignorance, et qu’elle est démontée par la parole que le Prophète (salla l-Lahou ‘alayhi wa sallam) a dite à Ibnou ‘Abbas  :

[extrait par Ibnou Majah dans ses Sounan] (Allahoumma ‘allimhoul-hikmata wa ta-wilal-Kitab) ce qui signifie    : « Ô Allah, fais qu’il apprenne la sagesse et l’interprétation du Livre. »

Voir le livre Sounan Ibnou Majah :

   

Non seulement cela, mais le hafidh Ibnoul-Jawzi le Faqih Hambali qui est à lui seul une armée contre les hambali anthropomorphistes, et combien ils se sont multipliés, dans son livre Al-Majalis a intensifié sa réprobation et sa dénonciation de qui renie le ta-wil et il s’est étendu à ce sujet. Parmi les choses qu’il rapporte  : «  alors comment peut-il dire que les salaf n’ont pas utilisé le ta-wil alors qu’il est rapporté dans le sahih que Ibnou ‘Abbas lui avait présenté de l’eau pour le woudou et qu’il avait dit:

((اللهم فقِّهْهُ قي الدين وعلِّمهُ التأويلَ))

(Allahoumma faqihhou fid-din wa’allimhout-ta-wil) ce qui signifie : «  Ô Allah, augmente-le en connaissances des lois de la religion et enseigne-lui l’interprétation. »

Alors de deux choses l’une : soit le Messager a voulu faire une invocation en sa faveur, soit il a invoqué contre lui. Or il est indispensable que tu dises qu’il a voulu faire une invocation en sa faveur et non pas contre lui. Et si le ta-wil était interdit, cela aurait été une invocation contre lui et non pas en sa faveur. Ensuite on dit : de deux choses l’une, soit tu dis que l’invocation du Messager n’est pas exaucée, et ce n’est pas vrai    ; et si tu dis qu’elle est exaucée, tu auras quitté ta ligne de conduite et ta parole qu’ils n’utilisaient pas l’interprétation sera caduque. Et comment puisque Allah dit    :

وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْم

[Souratou Ali ‘Imran / 7] (wama ya’lamou ta-wilahou il-lal-Lahou war-raçikhouna fil-‘ilm) ce qui signifie : «  Et ne sait son interprétation que Allah et ceux qui sont versés dans la science  ».

Fin de la première partie, à suivre… incha-a l-Lah.

3 commentaires sur “Ibn Taymiyya : son reniement du ta-wil (interpretation) des salafs (partie 1)

  1. wa ‘alaykoumou s-salam wa rahmatoullah

    voici la parole d ibn l-jawzi:
    : « alors comment peut-il dire que les salaf n’ont pas utilisé le ta-wil alors qu’il est rapporté dans le sahih que Ibnou ‘Abbas lui avait présenté de l’eau pour le woudou et qu’il avait dit:
    ((اللهم فقِّهْهُ قي الدين وعلِّمهُ التأويلَ))
    (Allahoumma faqihhou fid-din wa’allimhout-ta-wil) ce qui signifie : « Ô Allah, augmente-le en connaissances des lois de la religion et enseigne-lui l’interprétation. »
    Alors de deux choses l’une : soit le Messager a voulu faire une invocation en sa faveur, soit il a invoqué contre lui. Or il est indispensable que tu dises qu’il a voulu faire une invocation en sa faveur et non pas contre lui. Et si le ta-wil était interdit, cela aurait été une invocation contre lui et non pas en sa faveur. Ensuite on dit : de deux choses l’une, soit tu dis que l’invocation du Messager n’est pas exaucée, et ce n’est pas vrai ; et si tu dis qu’elle est exaucée, tu auras quitté ta ligne de conduite et ta parole qu’ils n’utilisaient pas l’interprétation sera caduque. Et comment puisque Allah dit :
    وَمَا يَعْلَمُ تَأْوِيلَهُ إِلاَّ اللهُ وَالرَّاسِخُونَ فِي الْعِلْم
    [Souratou Ali ‘Imran / 7] (wama ya’lamou ta-wilahou il-lal-Lahou war-raçikhouna fil-’ilm) ce qui signifie : « Et ne sait son interprétation que Allah et ceux qui sont versés dans la science ».

  2. salam 3laykm barak allah fiku pour votre travail ,il y’a une suite de cette article car il est super macha ALLAH .

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