05.Sa prétention que Dieu parle avec des lettres et des sons

Ibn Taymiyya prétend que Dieu parle avec des lettres et des sons (partie 1)

Ibn Taymiyya prétend que Dieu parle avec des lettres et des sons (partie 1)

Réplique à Ibn Taymiyya au sujet de sa prétention que Allâh parle par le moyen de lettre et de sons :

La Parole de Allâh n’est pas comme la parole des humains.

Il est un devoir de croire que Allâh a l’attribut de la parole, qui est un attribut éternel, exempt de début et exempt de fin. Il a l’attribut de la parole par lequel Il ordonne, interdit, promet et menace. Sa parole n’a aucune ressemblance avec la parole des humains. Ainsi, Sa parole n’est pas des lettres qui se suivent comme notre parole, Il parle sans lettres ni voix, sans langue et sans lèvres comme parlent les humains. Sa parole n’est pas une langue arabe ou autre, ceci est la croyance des musulmans.

Ibn Taymiyya a contredit la croyance musulmane, il dit dans son livre « Riçâlah fî sifât al kalâm » « épître au sujet de l’attribut de la parole » page 51,ce qui suit :

« Sa parole est donc éternelle alors qu’Il parle par Sa volonté et par Sa puissance même si on dit qu’Il appelle et qu’Il parle au moyen de son et cela n’implique pas l’éternité d’un son en particulier, et s’il a auparavant parlé par la Torah, le Qour’ân et l’Evangile par Sa volonté et Sa puissance , rien n’empêche qu’Il ait parlé par le «ba» avant le «sin» et si le genre du «ba» et du «sin» est éternel, cela n’implique pas qu’un «ba» en particulier et qu’un «sin» en particulier soient éternels étant donné la différence connu entre le genre et l’élément » fin de citation

Scan de la citation de Ibn Taymiyya :

   

L’Imâm Al-Qourtoubi a dit dans « at-Tadhkirah » page 313 , en répliquant aux groupes égaré ce qui suit :

« Chapitre : Sa parole dans le Hadîth « Il les appelle au moyen d’un son » cela a été utilisé comme preuve par ceux qui ont dit que Allâh parle au moyen de lettres et de sons, Allâh est exempt de ce que disent les anthropomorphistes et les négationnistes ; il faut plutôt attribuer, l’appel annexé à Allâh, à certains anges honorées et ce par la volonté de Allâh et par Son ordre. Et semblable à cela est courant dans la langue et personne ne rejette qu’on dise : le souverain appela ou l’appel du souverain me parvint comme dans la parole de Allâh [ qui a pour sens : ] « et pharaon appela son peuple » alors que le sens voulu est : quelqu’un appela suite à son ordre et il émit cet appel par sa permission, et cela est semblable également au fait de dire : le souverain a tué untel et qu’il frappa untel alors qu’en réalité ce n’est pas lui qui s’est chargé de ces actes et ce n’est pas lui qui s’en est occupé personnellement mais plutôt que l’ordre provient de lui.

Il est également parvenu dans des hadith authentiques que les anges appelleront devant tout le monde et s’adresseront aux pieux et aux vertueux « certes untel fils de untel… » comme cela a été cité précédemment »

Scan de la citation de l’Imâm Al-Qourtoubi :

   

Fin de la première partie, à suivre… inchâ-a l-Lâh.

04.Sa croyance anthropomorphiste

Ibnou Taymiyya et sa croyance anthropomorphiste (partie 1)

ibn taymiyya sa croyance anthropomorphiste

Ibnou Taymiyya et sa croyance anthropomorphiste (partie 1)

Ibnou Taymiyya a dit dans le livre appelé « Al Minhaj » tome 1 page 159 :

منهاج السنة بن تيمية   ibn taymiyya - Al Minhaj _ tome 1 page 159

« On peut designer par le corps ce que l’on montre ou ce que l’on voit ou ce à quoi il advient des attributs et Allâh on le voit dans l’au-delà et Il lui advient des attributs et les gens le montre lorsqu’ils font des invocations par leurs mains, leurs cœurs, leurs visages et leurs yeux. Celui alors qui veut nier ce sens-là en disant qu’Il n’est pas un corps on lui dit : ce sens que tu veux nier en niant cette expression est un sens confirmé par ce qui est rapporté de manière authentique ainsi que par la raison claire et tu n’as présenté aucune preuve pour le nier » fin de citation

Il suffit pour lui répliquer de citer la parole de l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Baghdâdi Al-Hanbali dans son livre I’tiqâdou l-Imâm Ahmad page 45 :

   i'tiqad imam ahmad ibn hanbal   ahmad ibn hanbal - allah n'est pas un corps -jism

« L’Imâm Ahmad a dit également, pour nier le corps au sujet de Allâh : « Les noms sont pris de la religion et de la langue arabe, or les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image et Allâh est exempt de tout ceci. Il n’est donc pas permis de Lui attribuer le corps car Il en est exempt, en plus ce terme n’a pas été cité dans la religion comme nom de Dieu, ce qui montre que cela est infondé »

Cette citation de l’Imâm Ahmad est également rapportée par Al-Bayhaqi dans son livre Manâqibou Ahmad.

Fin de la première partie, à suivre… (إن شاء الله).

03.Sa prétention que Dieu aurait des attributs qui ont un début

Ibnou Taymiyya prétend que Dieu aurait des attributs qui ont un début (Partie 1)

ibn taymiyya prétend que Dieu aurtait des attributs qui ont un début

Ibnou Taymiyya prétend que Dieu aurait des attributs qui ont un début (partie 1).

Ibnou Taymiyya expose cette croyance pernicieuse dans plusieurs de ses ouvrages :

  • dans Minhâjou s-Sounnati n-Nabawiyyah,
  • dans Mouwâfaqatou Sarîhi l-Ma’qoûl li Sahîhi l-Manqoûl,
  • dans Majmoû’ah Tafsîr,
  • dans Majmoû’ Fatâwâ.

Ainsi, il a dit dans son livre « Minhâjou s-Sounnati n-Nabawiyyah » textuellement (tome 1 page 300 de cette édition) :

« En disant Dieu bouge et qu’Il est doté d’attributs qui ont un début (hawâdith), quelle est la preuve que ce que nous disons est faux ?»

Scan de la citation d’Ibn Taymiyya :

   

Parmi les choses étonnantes, il y a cette calomnie de la part d’Ibnou Taymiyya qui a contredit l’argument du prophète Ibrâhîm (‘alayhi s-salâm) cité dans le Qour-ân lorsqu’il s’est appuyé sur l’entrée en existence de la lune, des astres et du soleil pour prouver qu’il est impossible qu’ils soient attribués de la divinité, et sur le fait qu’ils présentent les signes indicateurs de l’entrée en existence, à savoir le changement d’un état à un autre.

Les savants ont dit : « Le changement est la preuve la plus évidente de l’entrée en existence des créatures ».

Ainsi Ibnou Taymiyya a suivi les Karrâmiyyah (groupe anthropomorphiste) pas à pas pour élaborer sa croyance.

À leur sujet, l’Imâm Abou l-Moudhaffar Al-Isfarâyîni a dit dans son livre At-Tabsirou fi d-Dîn (page 102 de cette édition) :

   

« Parmi les égarements qu’ils ont inventés – c’est-à-dire les Karrâmiyyah –et que personne avant eux n’avait osé avouer par crainte d’être immédiatement dévoilé, c’est leur déclaration d’adorer un être auquel il adviendrait des attributs entrés en existence, que ses paroles, sa volonté, sa perception du visible et de l’audible adviendraient à son être et ils ont appelé cela « écoute » (sam’an) et « regard » (tabassouran). Ils ont dit également que le contact de la face supérieur du Trône adviendrait à son être : ils ont prétendu que toutes ces caractéristiques adviendraient à son être. Allâh est exempt de ce qu’ils ont dit. » Fin de citation

En résumé, un être qui change, passe d’un état à un autre et a donc besoin de qui le fait changer. Or le besoin contredit la divinité. Ainsi, Allâh ne change pas, le déplacement est donc une impossibilité rationnelle Le concernant, ainsi que tout attribut qui entrerait en existence.

Fin de la première partie, à suivre… (إن شاء الله).

02.Sa prétention que le genre du monde est sans début

Ibn Taymiyya prétend que le genre du monde est sans début (partie 1)

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Ibnou Taymiyya prétend que le genre du monde est sans début (partie 1)

Le monde a un début, son genre et les éléments qui le composent aussi. Pourtant certains philosophes ont contredit cette question. Une partie d’entre eux a dit que le monde céleste est sans début par son essence et par ses composants. Parmi ces philosophes, il y a Aristote. Ibnou Sînâ, autrement dit Avicenne, ainsi que Al-Farâbi, ont suivi Aristote dans cette mauvaise croyance. D’autres philosophes encore ont dit que le genre du monde n’aurait pas de début mais que les éléments qui le composent seraient entrés en existence. Il s’agit des philosophes les plus récents. Abou l-‘Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyya les a suivis sans pour autant se réclamer d’eux, mais en attribuant faussement et calomnieusement cette mauvaise croyance aux Imams du hadîth !

L’Imâm Badrou d-Dîn Az-Zarkachi a dit dans son livre Tachnîfou l-Maçâmi’ au sujet des deux groupes de philosophes : « Les musulmans les ont déclarés égarés et mécréants ». C’est-à-dire que les philosophes des deux groupes sont mécréants par concordance des avis des savants de l’Islâm.

Scan de la citation de l’Imâm Az-Zarkachi (tome 4 page 70) :

   

Cette mauvaise croyance que le monde n’aurait pas de début par son genre mais qu’il serait entré en existence par ses composants, Ibnou Taymiyya l’a déclarée dans sept de ses livres :

  • dans Minhâjou s-Sounnati n-Nabawiyyah,
  • dans Mouwâfaqatou Sarîhi l-Ma’qoûl li Sahîhi l-Manqoûl,
  • dans Kitâbou Charhi Hadîthi n-Nouzoûl,
  • dans Kitâbou Charhi Hadîthi ‘Imrâni-bni Housayn,
  • dans Kitâbou Naqdi Marâtibi l-ijmâ’,
  • dans Kitâbou l-Fatâwâ,
  • et dans Tafsîrou Soûrati l-A’lâ.

Or prétendre que ce monde n’aurait pas de début revient à nier purement et simplement l’existence de Allâh ! Ces deux croyances comptent parmi les mécréances les plus graves. En effet, prétendre que ce monde est de toute éternité, sans début, revient à nier la création c’est-à-dire le fait de créer toute chose qui est l’attribut de Allâh Lui seul. Mais nier l’existence de Allâh est encore plus grave.

Concernant ce qu’il a dit dans Al-Mouwâfaqatou Sarîhi l-Ma’qoûl li Sahîhi l-Manqoûl

Il s’agit de ce qui suit :

« Quant à la majorité des gens du Hadîth ainsi que ceux qui les ont approuvés, ils n’ont pas considéré que le genre entre en existence mais qu’il est plutôt éternel exempt de début. Et ils font la distinction entre l’entrée en existence du genre et celle de l’un de ses éléments tout comme l’ensemble des rationalistes font la distinction entre l’éternité du genre et l’éternité de l’un de ses éléments. »

Scan de la citation de Ibn Taymiyya (tome 2 page 75) :

      

Nous rappelons simplement que tant que les individus d’un genre n’existent pas, leur genre n’existe pas non plus ; et qu’un genre de choses n’existe qu’à partir du moment où commence à exister un individu de ce genre !

Voilà qui fait partie des singularités de Ibn Taymiyya qui fait ici l’étalage de son manque de réflexion ! Et de sa malhonnêteté. Il s’agit bien de sa parole, disant que le monde serait éternel sans début du point de vue de son genre alors que chaque élément de ce monde entre en existence !

Al-Kawthari a dit dans son commentaire sur As-Sayfou s-Saqîl en réplique à Ibn Zafîl (il s’agit d’Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah):

   

« Comment le genre serait-il éternel sans début alors que ses éléments sont crées ?! Une telle chose ne peut provenir que de quelqu’un qui a un accès de folie ! Aboû Ya’lâ le hanbalite a dit dans son livre Al-Mou’tamad : « Les choses qui entrent en existence (al-hawâdith) ont un début, c’est-à-dire un point de départ à leur existence, contrairement à ce qu’en disent les non-croyants. » Or (Ibnou Taymiyya) fait partie des références de l’auteur (c’est-à-dire de Ibnou l-Qayyim) : par conséquent, ils font partie, lui et son chaykh, des non-croyants selon l’avis même de Aboû Ya’lâ et sont donc tous deux pires que lui (que Aboû Ya’lâ) dans la déviance, nous demandons à Allâh la préservation ».  Fin de citation

Fin de la première partie, à suivre…  (إن شاء الله)

01.Biographie d’ibn taymiyya et ce que disent les savants à son sujet

Biographie d’Ibn taymiyya et ce que disent les savants à son sujet

Biographie d’Ibn Taymiyya et ce que disent les savants à son sujet

Ahmad Ibn Taymiyya est né à Harran au sud-est de la Turquie en l’an 661 de l’hégire. Son père, le chaykh ‘Abdou l-Halîm, l’a emmené ainsi que toute sa famille par crainte des Mongols afin de s’installer à Damas, la capitale de la Syrie, là où il est mort en 728 de l’hégire. Il n’était donc pas un Salaf.

Ibn Taymiyya est décédé il y a 700 ans avec de nombreux égarements. L’Imâm le Moujtahid Taqiyyou d-Dîn As-Soubki qui a vécu pendant l’époque d’Ibn Taymiyya, a rapporté qu’Ibn Taymiyya était en opposition avec l’unanimité des savants de l’Islâm sur de nombreux sujets. Le Chaykh, le Hâfidh Waliyyou d-Dîn Al-‘Irâqi a dit qu’Ibn Taymiyya a contredit l’Ijmâ’ dans plus de 60 points. Et pourtant, lui qui prétendait être Hanbalite, il a contredit dans 23 points de croyance l’Imâm Ahmad Ibn Hanbal, le Salaf.

Les savants de son époque et des époques qui ont suivi jusqu’à nos jours l’ont déclaré comme étant un égaré qui égare autrui (dall moudill) en raison de ses nombreuses croyances et fatwâ déviantes, dont il ne s’est jamais repenti.

Parmi les croyances laides et fausses d’Ibn Taymiyya :

Preuves à l’appui et avec une totale confiance en Allâh, nous disons :

  • Ibn Taymiyya a prétendu qu’il y a des choses qui entrent en existence qui seraient éternelles avec Allâh !
  • Ibn Taymiyya a prétendu que le genre du monde n’a pas de début !
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait concerné par l’endroit.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh aurait une limite.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait un corps.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh serait assis sur le trône.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh parlerait avec des sons et des lettres.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que Allâh pourrait s’asseoir sur le dos d’un moustique.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que l’enfer aurait une fin.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que ce serait un péché de mettre l’intention de voyager pour visiter la tombe du Prophète.
  • Ibn Taymiyya a prétendu que le Tawassoul par le Prophète Mouhammad serait interdit.

Ainsi que beaucoup d’autres fausses croyances que les savants de son temps ont précisément décrites et recensées dans ses discours et ses écrits, par lesquelles il a dévié de la voie des Sunnites.

Ibn Taymiyya a été incarcéré par l’ordre des quatre juges musulmans de chacune des quatre écoles bien connues : Châfi’i, Mâliki, Hanbali, et Hanafi.

Il fut arrêté et emprisonné à plusieurs reprises, et finit par mourir en prison en raison du risque de trouble de l’ordre publique que ses fausses croyances et son égarement pouvaient engendrer. Ses fatâwâ déviées ont été revivifiées et diffusées à grande échelle par voie médiatique de nos jours. Elles ont trouvé leur triste et atroce expression dans les mouvements terroristes qui les ont adoptées.

Ainsi, Ibn Taymiyya a contredit l’avis concordant des musulmans du fait qu’il a démenti le Qour-ân et le Prophète.

Lisez la parole d’Ibn Taymiyya affirmant que Allâh serait assis sur le trône, dans son livre « Majmoû’ al-Fatâwâ », cette prétention est de la mécréance qui nie la signification essentielle de la croyance en l’unicité de Allâh, le Tawhîd.

Allâh existe de toute éternité sans début, et de toute éternité il n’y a pas d’endroit.

Soyez donc en garde contre Ibn Taymiyya et contre ses disciples, et mettez les autres en garde contre les innovations de son enseignement, ses affirmations sans preuve, et contre la diffusion de ses livres.

Sachez que, même si Ibn Taymiyya est l’auteur de nombreux écrits et ouvrages, le Hâfidh Al-‘Irâqi, dans son livre Al-Ajwibatou l-Mardiyyah a dit de lui : « Sa connaissance est supérieure à sa raison. » Il a également dit : « Il a contredit l’unanimité dans de nombreux points, il a été dit dans plus de soixante questions, dont certaines concernent les fondements ». Les savants de son époque ont réfuté Ibn Taymiyya par les preuves. Parmi eux il y a l’Imâm, le Hâfidh As-Soubki, dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah, qui dit : « Ibnou Taymiya a innové de mauvaises croyances et a contredit les fondements de l’Islâm ».

Salâhou-d-Dîn As-Safadi, l’élève de As-Soubki et de Ibn Taymiyya, a dit dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh : « Les quatre Qâdî (Juges de l’État musulman) dont l’un est mâliki, l’autre châfi’i, l’autre hanafi et l’autre hambali ont été d’avis concordant et ont décrété que Ibn Taymiyya est un égaré et qu’il est un devoir de mettre en garde contre lui ».

C’est ainsi que le roi Mouhammad Ibn Qalâwoûn a fait publier un édit et l’a fait lire du haut des minbar en Égypte et en pays du Châm pour mettre en garde contre lui et contre ses adeptes.

Ibn Taymiyya fut incarcéré pour mécréance par avis concordant des savants et des gouverneurs musulmans.

La parole de certains fanatiques d’Ibn Taymiyya n’a aucun sens quand ils disent que son emprisonnement était en raison de sa concurrence avec certains Chaykh qui l’auraient attaqué pour cela. Que vaudrait une pareille position à l’égard de la parole du Hâfidh As-Soubki : « Il fut emprisonné par Unanimité des savants et des gouverneurs ».

Bien qu’environ 300 grands savants de l’Islâm, dont le juge des juges (Qâdi l-Qoudat) des quatre écoles, l’aient condamné pour son égarement, la seule raison pour laquelle il n’a pas été exécuté pour apostasie se résume au fait qu’il prétendait à chaque fois au juge qu’il était Ach’arite et qu’il s’innocentait de sa mécréance. Mais à chaque remise en liberté, Ibn Taymiyya recommençait à prêcher ses égarements, sa mécréance et à écrire des livres contredisant les fondements du Qour-ân ; c’est pour cela qu’après plusieurs procès pour apostasie suivis à chaque fois d’une repentance feinte, les juges et les gouverneurs ont décidé de l’incarcérer à vie car ils n’étaient pas dupes de sa manigance répétée.

C’est l’élève même d’Ibn Taymiyya, Salâhou-d-Dîn As-Safadi, qui, entre autres, a rapporté son emprisonnement pour cause d’égarement dans son livre ‘Ouyoûnou t-Târîkh.

Que les gens qui ne le connaissent pas cessent de faire l’éloge d’Ibn Taymiyya parce qu’il se pourrait qu’ils le suivent dans sa mécréance. Il en résulterait un grand mal pour eux. En effet Ibn Taymiyya est le maître à penser, la référence, de la secte wahhabite et de ceux qui leur font allégeance, parfois pour une bouchée de pain de la part des wahhabites richissimes, eux qui sont les premiers investisseurs mondiaux ! Ces wahhabites qui investissent dans ce qui va à sa perte, le bas monde, et non pour l’au-delà.

Nous rappelons ici que les wahhabites rendent mécréants les musulmans qui font correctement le tawassoul (l’invocation par le degré des êtres de vertu, par le Messager de Allâh ou un autre Prophète) et les musulmans qui font correctement le tabarrouk (la recherche des bénédictions par la visite de la tombe ou des effets du Prophète ou d’autres parmi les Prophètes et les Saints). Ils les rendent mécréants à ce titre, qu’ils soient musulmans du commun ou bien jurisconsultes: comme l’Imâm Ach-Châfi’i ou l’Imâm Ahmad ; ils rendent mécréant jusqu’au Prophète, lui qui nous a enseigné le tawassoul correct et le tabarrouk correct. Nous rappelons aussi que cette déclaration de mécréance n’avait jamais eu lieu avant Ibn Taymiyya.

Quant aux savants à qui il est arrivé de faire l’éloge d’Ibn Taymiyya, ils n’étaient pas au courant de ses hérésies quand ils l’ont fait ; mais quand ils ont pris connaissance de ses égarements, ils n’ont pas hésité une seconde à mettre en garde contre lui, comme l’a fait Adh-Dhahabi son élève ou Aboû Hayyân Al-Andalouci. Les musulmans ne sont pas fanatiques. Ils ne jugent pas la loi de l’Islâm avec ce que dit Ibn Taymiyya. Mais ils jugent Ibn Taymiyya avec la Loi de l’Islâm.

Aboû Hayyân Al-Andalouci dénonce la mécréance d’Ibn Taymiyya.

Effectivement, Aboû Hayyân Al-Andalouci a remis en cause Ibn Taymiyya alors qu’auparavant il ne faisait que son éloge, et qu’il n’arrivait pas à concevoir qu’on puisse ne pas aimer Ibn Taymiyya. Mais après lui avoir rendu visite, Al-Andalouci est reparti déçu en ayant constaté l’arrogance d’Ibn Taymiyya. Mais surtout il s’est mis à le maudire après avoir vu dans le livre Kitâbou l-‘Arch de Ibn Taymiyya sa parole selon laquelle Allâh serait assis sur le Koursiyy et qu’Il aurait laissé une place pour y faire asseoir Son Prophète.

Aboû Hayyân Al-Andalouci a dit : « J’ai vu cela dans son livre, son propre livre et je connais son écriture. »

Il a cité cela dans son Tafsîr, son exégèse du Qour-ân appelée An-Nahrou l-Madd mina l-Bahr.

Jalâlou d-Dîn Ad-Dawwâni a dénoncé la mécréance d’Ibn Taymiyya.

Jalâlou d-Dîn Ad-Dawwâni dans le livre Charhou l-‘Adoudiyyah a rapporté l’égarement d’Ibn Taymiyya. Il a dit : « J’ai ainsi vu dans un ouvrage de Abou l-‘Abbâs Ibn Taymiyya sa parole affirmant l’existence de toute éternité du genre du Trône. »

Nous rappelons que le Trône est une créature, qui a donc un début, et qu’avant que le trône existe il n’y avait pas de trône. Allâh Lui seul est de toute éternité, soubhânah, et rien n’est de toute éternité sinon Lui ta’âlâ.

Adh-Dhahabi a loué le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki qui dénonçait Ibn Taymiyya.

Ibn Taymiyya a été remis en cause par quelqu’un qui avait plus de science et de piété que nous, à savoir le Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki, et que Adh-Dhahabi a grandement loué dans deux vers de poésie arabe :

Que le Minbar de l’Omeyyade soit fier lorsque le sage,

l’océan de science, le taqiyy le gravit.

Celui qui mémorise le plus parmi tous les chaykh de son époque,

le plus éloquent d’entre eux, celui qui maîtrise le plus la science des lois : ‘Ali.

Il s’agit de ‘Ali, Ibnou ‘Abdi l-Kâfî As-Soubki, connu très justement sous le nom de Al-Hâfidh Taqiyyou d-Dîn As-Soubki.

As-Soubki était contemporain de Ibn Taymiyya et il l’a dénoncé à plusieurs reprises, comme par exemple dans son livre Ad-Dourratou l-Moudiyyah, de même que le Hâfidh Aboû Sa’îd Al-‘Alâ-i qui lui aussi, a dénoncé Ibn Taymiyya en son temps.

Nous vous rapporterons, par la volonté de Allâh, les preuves scannées des livres d’Ibn Taymiyya, de ces passages dans lesquels il a contredit la croyance des musulmans dans leur Unanimité.