05.Sa prétention que Dieu parle avec des lettres et des sons

Ibn Taymiyya prétend que Dieu parle avec des lettres et des sons (partie 1)

Ibn Taymiyya prétend que Dieu parle avec des lettres et des sons (partie 1)

Réplique à Ibn Taymiyya au sujet de sa prétention que Allah parle par le moyen de lettre et de sons :

La Parole de Allah n’est pas comme la parole des humains.

Il est un devoir de croire que Allah a l’attribut de la parole, qui est un attribut éternel, exempt de début et exempt de fin. Il a l’attribut de la parole par lequel Il ordonne, interdit, promet et menace. Sa parole n’a aucune ressemblance avec la parole des humains. Ainsi Sa parole n’est pas des lettres qui se suivent comme notre parole, Il parle sans lettres ni voix, sans langue et sans lèvres comme parlent les humains. Sa parole n’est pas une langue arabe ou autre, ceci est la croyance des musulmans.

Ibn Taymiyya a contredit la croyance musulmane, il dit dans son livre « riçalah fi sifat al kalam » « épître au sujet de l’attribut de la parole » page 51,ce qui suit :

« Sa parole est donc éternelle alors qu’il parle par sa volonté et par sa puissance même si on dit qu’il appelle et qu’il parle au moyen de son et cela n’implique pas l’éternité d’un son en particulier , et s’il a auparavant parlé par la Torah, le Qour’an et l’évangile par sa volonté et sa puissance , rien n’empêche qu’il ait parlé par le « ba» avant le « sin » et si le genre du « ba» et du « sin » est éternel, cela n’implique pas qu’un « ba » en particulier et qu’un « sin » en particulier soient éternels étant donné la différence connu entre le genre et l’élément » fin de citation

Scan de la citation de Ibn Taymiyya :

   

L’imam Al-Qourtoubi a dit dans « at-Tadhkirah » page 313 , en répliquant aux groupes égaré ce qui suit :

« Chapitre : Sa parole dans le Hadith « il les appelle au moyen d’un son » cela a été utilisé comme preuve par ceux qui ont dit que Allah parle au moyen de lettres et de sons, Allah est exempt de ce que disent les anthropomorphistes et les négationnistes ; il faut plutôt attribuer, l’appel annexé à Allah, à certains anges honorées et ce par la volonté de Allah et par Son ordre. Et semblable à cela est courant dans la langue et personne ne rejette qu’on dise : le souverain appela ou l’appel du souverain me parvint comme dans la parole de Allah « et pharaon appela son peuple » alors que le sens voulu est : quelqu’un appela suite à son ordre et il émit cet appel par sa permission et cela est semblable également au fait de dire : le souverain a tué untel et qu’il frappa untel alors qu’en réalité ce n’est pas lui qui s’est chargé de ces actes et ce n’est pas lui qui s’en est occupé personnellement mais plutôt que l’ordre provient de lui.

Il est également parvenu dans des hadith authentiques que les anges appelleront devant tout le monde et s’adresseront aux pieux et aux vertueux « certes untel fils de untel… » comme cela a été cité précédemment »

Scan de la citation de l’Imam Al-Qourtoubi :

   

Fin de la première partie, à suivre… incha-a l-Lah.

04.Sa croyance anthropomorphiste

Ibnou Taymiyya et sa croyance anthropomorphiste (partie 1)

ibn taymiyya sa croyance anthropomorphiste

Ibnou Taymiyya et sa croyance anthropomorphiste (partie 1)

Ibnou Taymiyya a dit dans le livre appelé « Al Minhaj » tome 1 page 159 :

منهاج السنة بن تيمية   ibn taymiyya - Al Minhaj _ tome 1 page 159

« On peut designer par le corps ce que l’on montre ou ce que l’on voit ou ce à quoi il advient des attributs et Allâh on le voit dans l’au-delà et Il lui advient des attributs et les gens le montre lorsqu’ils font des invocations par leurs mains, leurs cœurs, leurs visages et leurs yeux. Celui alors qui veut nier ce sens-là en disant qu’Il n’est pas un corps on lui dit : ce sens que tu veux nier en niant cette expression est un sens confirmé par ce qui est rapporté de manière authentique ainsi que par la raison claire et tu n’as présenté aucune preuve pour le nier » fin de citation

Il suffit pour lui répliquer de citer la parole de l’Imâm Ahmad Ibnou Hanbal rapporté par Abou l-Fadl At-Tamîmi Al-Baghdâdi Al-Hanbali dans son livre I’tiqâdou l-Imâm Ahmad page 45 :

   i'tiqad imam ahmad ibn hanbal   ahmad ibn hanbal - allah n'est pas un corps -jism

« L’Imâm Ahmad a dit également, pour nier le corps au sujet de Allâh : « Les noms sont pris de la religion et de la langue arabe, or les spécialistes de la langue ont mentionné que le mot « corps » est attribué pour tout ce qui présente une longueur, une largeur, une épaisseur, une composition et une image et Allâh est exempt de tout ceci. Il n’est donc pas permis de Lui attribuer le corps car Il en est exempt, en plus ce terme n’a pas été cité dans la religion comme nom de Dieu, ce qui montre que cela est infondé »

Cette citation de l’Imâm Ahmad est également rapportée par Al-Bayhaqi dans son livre Manâqibou Ahmad.

Fin de la première partie, à suivre… (إن شاء الله).

03.Sa prétention que Dieu aurait des attributs qui ont un début

Ibnou Taymiyya prétend que Dieu aurait des attributs qui ont un début (Partie 1)

ibn taymiyya prétend que Dieu aurtait des attributs qui ont un début

Ibnou Taymiyya prétend que Dieu aurait des attributs qui ont un début (partie 1).

Ibnou Taymiyya expose cette croyance pernicieuse dans plusieurs de ses ouvrages :

  • dans Minhâjou s-Sounnati n-Nabawiyyah,
  • dans Mouwâfaqatou Sarîhi l-Ma’qoûl li Sahîhi l-Manqoûl,
  • dans Majmoû’ah Tafsîr,
  • dans Majmoû’ Fatâwâ.

Ainsi, il a dit dans son livre « Minhâjou s-Sounnati n-Nabawiyyah » textuellement (tome 1 page 300 de cette édition) :

« En disant Dieu bouge et qu’Il est doté d’attributs qui ont un début (hawâdith), quelle est la preuve que ce que nous disons est faux ?»

Scan de la citation d’Ibn Taymiyya :

   

Parmi les choses étonnantes, il y a cette calomnie de la part d’Ibnou Taymiyya qui a contredit l’argument du prophète Ibrâhîm (‘alayhi s-salâm) cité dans le Qour-ân lorsqu’il s’est appuyé sur l’entrée en existence de la lune, des astres et du soleil pour prouver qu’il est impossible qu’ils soient attribués de la divinité, et sur le fait qu’ils présentent les signes indicateurs de l’entrée en existence, à savoir le changement d’un état à un autre.

Les savants ont dit : « Le changement est la preuve la plus évidente de l’entrée en existence des créatures ».

Ainsi Ibnou Taymiyya a suivi les Karrâmiyyah (groupe anthropomorphiste) pas à pas pour élaborer sa croyance.

À leur sujet, l’Imâm Abou l-Moudhaffar Al-Isfarâyîni a dit dans son livre At-Tabsirou fi d-Dîn (page 102 de cette édition) :

   

« Parmi les égarements qu’ils ont inventés – c’est-à-dire les Karrâmiyyah –et que personne avant eux n’avait osé avouer par crainte d’être immédiatement dévoilé, c’est leur déclaration d’adorer un être auquel il adviendrait des attributs entrés en existence, que ses paroles, sa volonté, sa perception du visible et de l’audible adviendraient à son être et ils ont appelé cela « écoute » (sam’an) et « regard » (tabassouran). Ils ont dit également que le contact de la face supérieur du Trône adviendrait à son être : ils ont prétendu que toutes ces caractéristiques adviendraient à son être. Allâh est exempt de ce qu’ils ont dit. » Fin de citation

En résumé, un être qui change, passe d’un état à un autre et a donc besoin de qui le fait changer. Or le besoin contredit la divinité. Ainsi, Allâh ne change pas, le déplacement est donc une impossibilité rationnelle Le concernant, ainsi que tout attribut qui entrerait en existence.

Fin de la première partie, à suivre… (إن شاء الله).

02.Sa prétention que le genre du monde est sans début

Ibn Taymiyya prétend que le genre du monde est sans début (partie 1)

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Ibnou Taymiyya prétend que le genre du monde est sans début (partie 1)

Le monde a un début, son genre et les éléments qui le composent aussi. Pourtant certains philosophes ont contredit cette question. Une partie d’entre eux a dit que le monde céleste est sans début par son essence et par ses composants. Parmi ces philosophes, il y a Aristote. Ibnou Sînâ, autrement dit Avicenne, ainsi que Al-Farâbi, ont suivi Aristote dans cette mauvaise croyance. D’autres philosophes encore ont dit que le genre du monde n’aurait pas de début mais que les éléments qui le composent seraient entrés en existence. Il s’agit des philosophes les plus récents. Abou l-‘Abbâs Ahmad Ibnou Taymiyya les a suivis sans pour autant se réclamer d’eux, mais en attribuant faussement et calomnieusement cette mauvaise croyance aux Imams du hadîth !

L’Imâm Badrou d-Dîn Az-Zarkachi a dit dans son livre Tachnîfou l-Maçâmi’ au sujet des deux groupes de philosophes : « Les musulmans les ont déclarés égarés et mécréants ». C’est-à-dire que les philosophes des deux groupes sont mécréants par concordance des avis des savants de l’Islâm.

Scan de la citation de l’Imâm Az-Zarkachi (tome 4 page 70) :

   

Cette mauvaise croyance que le monde n’aurait pas de début par son genre mais qu’il serait entré en existence par ses composants, Ibnou Taymiyya l’a déclarée dans sept de ses livres :

  • dans Minhâjou s-Sounnati n-Nabawiyyah,
  • dans Mouwâfaqatou Sarîhi l-Ma’qoûl li Sahîhi l-Manqoûl,
  • dans Kitâbou Charhi Hadîthi n-Nouzoûl,
  • dans Kitâbou Charhi Hadîthi ‘Imrâni-bni Housayn,
  • dans Kitâbou Naqdi Marâtibi l-ijmâ’,
  • dans Kitâbou l-Fatâwâ,
  • et dans Tafsîrou Soûrati l-A’lâ.

Or prétendre que ce monde n’aurait pas de début revient à nier purement et simplement l’existence de Allâh ! Ces deux croyances comptent parmi les mécréances les plus graves. En effet, prétendre que ce monde est de toute éternité, sans début, revient à nier la création c’est-à-dire le fait de créer toute chose qui est l’attribut de Allâh Lui seul. Mais nier l’existence de Allâh est encore plus grave.

Concernant ce qu’il a dit dans Al-Mouwâfaqatou Sarîhi l-Ma’qoûl li Sahîhi l-Manqoûl

Il s’agit de ce qui suit :

« Quant à la majorité des gens du Hadîth ainsi que ceux qui les ont approuvés, ils n’ont pas considéré que le genre entre en existence mais qu’il est plutôt éternel exempt de début. Et ils font la distinction entre l’entrée en existence du genre et celle de l’un de ses éléments tout comme l’ensemble des rationalistes font la distinction entre l’éternité du genre et l’éternité de l’un de ses éléments. »

Scan de la citation de Ibn Taymiyya (tome 2 page 75) :

      

Nous rappelons simplement que tant que les individus d’un genre n’existent pas, leur genre n’existe pas non plus ; et qu’un genre de choses n’existe qu’à partir du moment où commence à exister un individu de ce genre !

Voilà qui fait partie des singularités de Ibn Taymiyya qui fait ici l’étalage de son manque de réflexion ! Et de sa malhonnêteté. Il s’agit bien de sa parole, disant que le monde serait éternel sans début du point de vue de son genre alors que chaque élément de ce monde entre en existence !

Al-Kawthari a dit dans son commentaire sur As-Sayfou s-Saqîl en réplique à Ibn Zafîl (il s’agit d’Ibnou l-Qayyim Al-Jawziyyah):

   

« Comment le genre serait-il éternel sans début alors que ses éléments sont crées ?! Une telle chose ne peut provenir que de quelqu’un qui a un accès de folie ! Aboû Ya’lâ le hanbalite a dit dans son livre Al-Mou’tamad : « Les choses qui entrent en existence (al-hawâdith) ont un début, c’est-à-dire un point de départ à leur existence, contrairement à ce qu’en disent les non-croyants. » Or (Ibnou Taymiyya) fait partie des références de l’auteur (c’est-à-dire de Ibnou l-Qayyim) : par conséquent, ils font partie, lui et son chaykh, des non-croyants selon l’avis même de Aboû Ya’lâ et sont donc tous deux pires que lui (que Aboû Ya’lâ) dans la déviance, nous demandons à Allâh la préservation ».  Fin de citation

Fin de la première partie, à suivre…  (إن شاء الله)